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Une déclaration du Conseil de l’Union européenne en faveur de la liberté de religion

union-europeenne.jpgLe Conseil de l’Union européenne, une instance qui réunit les ministres des gouvernements de chacun des États membres de l’Union européenne, vient de publier, le 16 novembre 2009, une déclaration en faveur de la liberté de religion ou de conviction. En France, cette nouvelle est passée quasiment inaperçue, ce qui peut s’expliquer par la propagande officielle contre les minorités de conviction, vilipendées sous le vocable péjoratif de « sectes ». Il y a certaines libertés qui gênent…La Miviludes, par exemple, n’hésite pas à organiser des sessions de « formation » des magistrats au cours desquelles des mouvements, pourtant reconnus comme religions authentiques dans plusieurs pays de l’Union européenne, font l’objet d’un traitement exclusivement à « charge ». Mais la Miviludes n’est pas à une contradiction près. Rappelons que son président, Georges Fenech, clamait à cor et à cri dans les médias que 60 000 enfants étaient en danger dans les « sectes » en France alors que les haut fonctionnaires auditionnés lors d’une commission d’enquête parlementaire sur ce sujet affirmaient tous qu’on pouvait tout juste recenser quelques cas. Dans un article publié le 11 janvier par le journal La Croix, Georges Fenech s’en prend aussi aux « pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique ». Selon lui « toutes ces méthodes de soins dites alternatives, voire de substitution, font tomber sous une emprise mentale ». Notez le « toutes » : le président de la Miviludes ne fait pas dans la dentelle ! Rappelons-lui que dans la déclaration du Conseil de l’Union européenne, il est fort justement rappelé que la liberté de religion ou de conviction est une « liberté fondamentale qui englobe toutes les religions ou convictions, y compris celles qui ne sont pas traditionnellement pratiquées dans un pays donné » (souligné par nos soins). Pratiques non traditionnelles, ou pratiques non conventionnelles, elles jouissent a priori des mêmes droits que les autres, n’est-ce pas Monsieur Fenech ?

Voici le texte intégral des conclusions du Conseil :

DROITS DE L’HOMME
Liberté de religion ou de conviction - Conclusions du Conseil
Le Conseil a adopté les conclusions suivantes:

“Le Conseil réaffirme que l’Union européenne est résolument attachée à la promotion et à la protection de la liberté de religion ou de conviction.

Le Conseil rappelle que la liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction s’applique de façon égale à toutes les personnes. Il s’agit d’une liberté fondamentale qui englobe toutes les religions ou convictions, y compris celles qui ne sont pas traditionnellement pratiquées dans un pays donné, les convictions des personnes appartenant à des minorités religieuses, ainsi que les convictions non théistes ou athées. Elle comprend également le droit d’adopter ou d’abandonner de plein gré une religion ou une conviction, ainsi que d’en changer. Le Conseil souligne que les États ont le devoir de protéger chaque individu, y compris les personnes qui appartiennent à des minorités, de la discrimination, de la violence et d’autres formes de violation. Ils doivent veiller à ce que leur système législatif offre à tous sans distinction des garanties suffisantes et effectives de liberté de pensée, de conscience, de religion ou de conviction.

Le Conseil condamne toutes les formes d’intolérance envers les personnes fondée sur leur religion ou leur conviction. Il déplore que la discrimination fondée sur la religion ou la conviction soit encore pratiquée dans toutes les régions du monde et que de nombreux pays continuent de priver de leurs droits humains des personnes appartenant à certaines communautés religieuses, y compris à des minorités religieuses. Le Conseil est préoccupé par les informations faisant état d’actes de violence extrême de plus en plus nombreux perpétrés récemment contre des membres de minorités religieuses, et fait part de son inquiétude face à la vulnérabilité de ces personnes dans de nombreuses régions du monde.

Le Conseil se déclare vivement préoccupé par le fait que les pays qui disposent d’une législation relative à la diffamation des religions ont souvent recours à celle-ci pour brimer les minorités religieuses et limiter la liberté d’expression, ainsi que la liberté de religion ou de conviction.

Il souligne que le droit international des droits de l’homme protège les personnes et les groupes de personnes et, à cet égard, il réaffirme que la diffamation des religions n’est pas une notion qui relève des droits de l’homme. Rappelant que les droits de l’homme transcendent les différences entre les religions, le Conseil souligne que ces droits ne peuvent faire l’objet d’aucune restriction imposée au nom de la religion et que cette dernière ne peut en aucun cas servir à justifier ou à tolérer la restriction ou la violation de droits individuels. L’UE continuera à rejeter toute tentative en ce sens.

Le Conseil souligne que la liberté de religion ou de conviction est intrinsèquement liée à la liberté d’opinion et d’expression, sans laquelle il ne peut exister de sociétés pluralistes, tolérantes, ouvertes et démocratiques. En permettant le libre débat et les échanges d’idées, en diffusant des informations sur les violations des droits de l’homme, en imposant une obligation de rendre des comptes et en défendant l’indépendance des médias, de la presse, de la télévision, de l’internet et des autres nouveaux médias, la liberté d’expression joue un rôle important dans la lutte contre l’intolérance.

Le Conseil souligne l’importance stratégique de la liberté de religion ou de conviction, ainsi que de la lutte contre l’intolérance religieuse, et réaffirme son intention de continuer à réserver une place prioritaire à ces questions dans le cadre de la politique de l’Union européenne dans le domaine des droits de l’homme. Il invite les instances compétentes du Conseil à évaluer les initiatives existantes de l’UE et à élaborer, le cas échéant, des propositions visant à promouvoir la liberté de religion ou de conviction dans les relations bilatérales et dans le contexte multilatéral ».

Pour le tribunal, la Scientologie doit continuer ses activités

tribunal.jpgNous publions le dernier communiqué de l’Eglise de Scientologie :

 

Communiqué de l ’Eglise de Scientologie

Pour le tribunal, la Scientologie doit continuer ses activités

Tout d’abord, et c’est peut-être le plus important, le Tribunal a reconnu aujourd’hui que l’Eglise de Scientologie devait continuer ses activités religieuses en France.

Il n’a pas pu échapper à la réalité qu’il existe une large communauté de scientologues heureux de pratiquer leur religion. Il a également noté que malgré l’extraordinaire pression médiatique autour de ce procès, aucune plainte nouvelle n’avait été déposée en 10 mois depuis le début du procès.

L’UNADFI a une nouvelle fois été déclarée irrecevable en tant que partie civile, ce qui prouve à nouveau qu’elle n’a aucune légitimité à s’immiscer dans les affaires touchant les minorités religieuses, et que les millions de subventions qu’elle a reçus de l’Etat ne suffisent pas à la rendre crédible devant la Justice.

A côté de cela, l’Eglise dénonce un procès en hérésie, une inquisition des temps modernes et ce depuis le début.  Les condamnations prononcées en totale contradiction avec les réquisitions de non-lieu d’origine sont le résultat de pressions politiques soigneusement orchestrées qui semblent avoir pesé sur le tribunal.

« Nous ne renoncerons pas. La religion de Scientologie se développe plus que jamais et sa reconnaissance en France est inéluctable, comme dans les autres pays. Nous croyons que personne n’a le droit de dire aux Français ce qu’ils doivent penser et ce qu’ils doivent croire en matière de religion », déclare le porte-parole de l’Eglise Celebrity Centre.

Nous soutenons la Constitution française et la Convention Européenne des Droits de l’Homme, alors que les campagnes de Georges Fenech et de la Miviludes sont critiquées au sein de certaines organisations internationales en raison de la menace qu’elles portent contre la liberté de culte. Le rapport international du Département d’Etat américain sur la liberté religieuse qui vient de sortir rappelle encore une fois que « le traitement discriminatoire envers les Témoins de Jéhovah et les scientologues continue à prêter à l’inquiétude ».

L’Église de Scientologie a été fondée en 1954. Aujourd’hui il existe plus de 8000 Églises de Scientologie, missions et groupes dans 165 pays. L’Église  sponsorise la  plus importante initiative d’éducation aux droits de l’homme dans le monde ainsi que le plus grand programme  non gouvernemental de prévention contre la drogue.

La Scientologie connaît un essor sans précédent, avec un développement plus important au cours des douze derniers mois que pendant les cinq années précédentes, celui des cinq dernières années étant supérieur aux 50 années précédentes combinées.

Le week-end dernier, l’inauguration de la nouvelle Église de Scientologie de Rome a rassemblé 6000 personnes. La semaine prochaine, l’Église de Scientologie de Washington DC va s’installer dans ses nouveaux locaux au cœur de la ville.

 

27 octobre 2009 Contat : 01 53 33 52 09


Walkyrie : retour sur une désinformation médiatique

walkyrie.jpg

Le DVD du film Walkyrie vient de sortir en Allemagne.  En France, il sortira fin septembre.

C’est l’occasion de revenir sur une désinformation médiatique tout à fait choquante. Au moment où le film était en tournage que n’a-t-on pu lire dans la presse française contre le film et contre Tom Cruise, critiqué pour ses convictions religieuses !

Les documentaires qui accompagnent le film sur le DVD montrent clairement

      -  Que l’équipe a été autorisée à tourner sur les lieux mêmes du drame,

       - Que les berlinois ont réservé un accueil tout à fait sympathique à l’équipe du film,

       - Que les historiens allemands ont jugé très convaincante la reconstitution historique des faits. Le film est effectivement marqué par un souci extraordinaire du détail et de la véracité, grâce notamment à une équipe de recherche qui continuait à travailler pendant le tournage,

       - Que les enfants des résistants allemands ont très bien accueilli le film, y compris le fils du héros principal Claus Von Stauffenberg, largement interviewé dans un des documentaires.

Le film a engrangé plus de 200 millions de dollars de recettes, pour un budget de production de 75 millions de dollars. Il a été très bien accueilli à sa sortie par la critique allemande.

Enfin, Tom Cruise a été récompensé en Allemagne, le 29 novembre 2008, pendant la cérémonie des Bambi Awards, l’une des cérémonies allemandes les plus médiatiques réunissant tout le gratin artistique. Il a reçu le « prix du courage » pour le choix de ses rôles et notamment celui du colonel Von Stauffenberg.  La presse française est restée très discrète sur cet hommage…

Un camouflet pour Georges Fenech

fenech.gifGeorges Fenech voulait à tout prix publier une nouvelle liste de « sectes » qu’il appelait pudiquement « référentiel » sachant l’opposition que ce projet suscitait. Matignon vient de lui infliger un camouflet en refusant la publication de cette liste. Elle ne sera accessible qu’à des « professionnels » en faisant la demande. Toutefois, nous ne nous faisons guère d’illusion : quand on voit le peu de cas qu’il est fait du secret de l’instruction en France, personne ne peut croire que la fameuse liste restera longtemps réservée aux seuls « professionnels ».

En février 2008, Le Parisien, le Canard Enchaîné et Le Monde avaient fait part des vives oppositions au sein du gouvernement que le projet de liste de Georges Fenech suscitait. Le 13 février, le journal Le Parisien révélait en ces termes le bras de fer entre le président de la Miviludes et la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie :

« La semaine dernière, Matignon a en effet reçu un courrier signé de Michèle Alliot-Marie, réclamant aux services de François Fillon de bien « cadrer » l’action de la Miviludes, après que son président, fin janvier, a émis l’idée de proposer une nouvelle orientation de la politique suivie par sa mission. Plus qu’une nouvelle orientation, en réalité, Georges Fenech a surtout l’intention d’émettre de nouveau une liste, sur le modèle de celle que la commission d’enquête parlementaire de 1995 avait établie et qui n’avait pas manqué de placer la France, au sein des instances internationales, comme une pourfendeuse de la liberté de conscience.  […]  Place Beauvau, le fait d’exhumer le principe même d’une « liste noire » ne passe pas. […] La ministre de l’Intérieur fait part, dans ce courrier adressé à François Fillon, de son « étonnement » face à ce changement de cap de la part de la Miviludes, « sans concertation interministérielle préalable », et pointe sévèrement du doigt la démarche : atteinte à la liberté de conscience, retour en arrière, fragilisation de la France sur la scène européenne  et internationale, pointée du doigt, notamment, à chaque rapport du département d’Etat américain, mais aussi de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sur son intransigeance en matière de liberté religieuse. « La liste, c’est le sujet qui fâche », lâche un observateur averti. »

Le Canard écrivait le 18 février 2009 : « Georges Fenech, président de la Miviludes, s’est fait taper sur les doigts par Fillon et Alliot-Marie réunis. Motif : il voulait établir une liste des sectes opérant en France. Exercice périlleux, propice aux bavures et aux condamnations par divers tribunaux internationaux  […]. » Quant au journal Le Monde, dans un article daté du 6 avril 2009 intitulé « Lutte contre les sectes : les orientations de Georges Fenech continuent de susciter des craintes », la journaliste, Stéphanie Le Bars écrivait  à propos du projet de liste : « Mêmes réserves au ministère de l’intérieur qui, au nom de la ‘liberté de conscience’, préfère une politique axée sur la répression d’infractions pénales avérées à la stigmatisation de mouvements potentiellement sectaires. […] ».

Il est intéressant de noter que cette idée de liste de « sectes » publiée par un gouvernement a germé la première fois dans l’esprit des nazis. Le 28 février 1933, le gouvernement du troisième Reich dirigé par Adolf Hitler, établissait une liste de « sectes » interdites au nom de « la protection du peuple et de l’Etat ». Parmi les mouvements interdits figuraient les Témoins de Jéhovah, les anabaptistes, les adventistes du septième jour, les Bahaïs et des églises pentecôtistes. On connait l’aversion de Georges Fenech pour les Témoins de Jéhovah. Le 2 septembre 2008, le journal La Croix décrivait cette aversion en ces termes : « Sur un tout autre plan, c’est l’attitude de Georges Fenech vis-à-vis des mouvements potentiellement sectaires qui inquiète. En 2006, il présidait la commission d’enquête sur l’influence des sectes sur les mineurs. Lors de la remise de son rapport, cette commission s’était livrée à un véritable réquisitoire contre le gouvernement, l’accusant de négligence, suspectant ouvertement le Bureau des cultes de complaisance envers les Témoins de Jéhovah, faisant état de chiffres alarmants – et invérifiables – quant au nombre d’enfants élevés dans un contexte sectaire. Pour le sociologue Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux d’Aix-en-Provence, le nouveau président de la Miviludes est « un homme qui est toujours parti en croisade contre les nouveaux mouvements religieux, qu’il considérait comme dangereux du fait de leurs bizarreries ». « Il a une vision inquisitoriale de la lutte contre les sectes » affirme Claude Baty. [ndlr : président de la Fédération protestante de France]. »

Dommage pour Georges Fenech qu’on soit encore en démocratie et que la Justice puisse encore dire son dernier mot !

Gaspillage de fonds publics par l’UNADFI

el.jpgNous publions ci-après le dernier communiqué de presse de l’association Ethique & Liberté.

Pour plus d’informations :
ethique-liberte@wanadoo.fr

11 Juin 2009

COMMUNIQUE DE PRESSE

GASPILLAGE DE FONDS PUBLICS PAR L’UNADFI
Une enquête du dernier numéro d’Ethique et Liberté
le journal de l’Eglise de Scientologie

Exposant en détail le financement de l’UNADFI, le nouveau numéro d’Ethique et Liberté, le journal des Droits de l’Homme de l’Eglise de Scientologie, sort aujourd’hui. Il sera distribué à plusieurs milliers d’exemplaires aux élus, groupes interreligieux et associations, ainsi qu’au grand public. L’article principal, Manipulations et mensonges, dénonce, chiffres à l’appui, un scandaleux gaspillage de fonds publics au bénéfice d’une association, l’UNADFI, maintenue en survie artificielle par les subventions publiques.

Également dans ce numéro, un article sur les actions controversées de la MIVILUDES et de son président Georges Fenech. Une étude des récentes décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme met en évidence le double langage des autorités françaises, que sa politique vis-à-vis des minorités de conviction isole de plus en plus en Europe et dans le monde.

Dans son éditorial, Danièle Gounord s’interroge sur « ces groupes de pression qui se prétendent associatifs » alors qu’ils sont essentiellement financés par des fonds publics, et sur ce qu’ils veulent. Poursuivant son combat pour faire respecter les droits de tous les citoyens, Ethique et Liberté demande l’arrêt de toutes les subventions à des groupes qui sont reconnus d’utilité publique alors que le public ne les soutient pas.

Retrouvez cette édition d’Ethique & Liberté et les précédentes en ligne, sur :
www.ethique-liberte.org.

Le journal français de l’Eglise de Scientologie a été créé en 1976 sous le nom Justice et Liberté, avant de devenir Éthique et Liberté. Ses premiers dossiers ont porté sur la protection des fichiers et le droit d’accès (Loi Informatique et Liberté). Plusieurs de nos éditions ont été consacrées à la consommation abusive de tranquillisants dans les années 80, domaine dans lequel Ethique et Liberté a été pionnier, dénonçant également les violations des droits de l’homme en psychiatrie, comme par exemple les internements abusifs, les traitements dégradants, les électrochocs, sans oublier la destruction des valeurs sociales et familiales suite à l’infiltration des principes psychiatriques dans tous les rouages de la société – l’éducation, la justice, pour n’en citer que quelques-uns.

Communiqué de Presse

24 Mai 2009

Communiqué de Presse

Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination dénonce la campagne haineuse entretenue par la Miviludes et par des associations financées par les pouvoirs publics.

 Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination (CFSD), représentant une communauté de 45000 scientologues français, dénonce le climat haineux et l’hystérie contre les nouveaux mouvements religieux alimenté par la Miviludes et ses groupes de pression affiliés tels que l’UNADFI, financés par l’argent du contribuable.

Le président de la Miviludes, M. Georges Fenech, s’est permis récemment de dégrader publiquement les croyances des scientologues, sortant du cadre légal de sa fonction de président d’un organisme interministériel.

Cette campagne orchestrée depuis plusieurs années par cet organisme et ces groupes de pression se traduit par un climat de haine et des actions discriminatoires envers notre communauté : rien que ce mois-ci un cocktail Molotov a été lancé contre l’église de Scientologie de Lyon, entraînant un début d’incendie, et des pierres ont été lancées contre les vitrines de nos deux églises à Paris. En 1997, l’auteur d’un attentat à la bombe contre l’église de Scientologie d’Angers avait reconnu que son acte avait été motivé par le climat de haine qui prévalait contre les nouveaux mouvements religieux, Scientologie comprise.

Confirmant ce climat créé contre des organisations religieuses en France, les Témoins de Jéhovah ont fait état de plus de 70 actes de vandalisme contre leurs bâtiments, pour la seule année 2008. En 2007, la Présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, avait été condamnée pour diffamation par la Cour d’Appel de Rouen pour ses propos injurieux contre les Témoins de Jéhovah.

Le CFSD rend les personnes et organisations cités plus haut moralement responsables pour tout dommage contre les églises de Scientologie et les scientologues qui pourraient résulter de leurs propos et actions irresponsables et demande que ces organisations soient complètement réformées pour qu’elles appliquent les diverses conventions européennes et internationales ratifiées par la France qui protègent les droits fondamentaux de TOUT citoyen français.

Pour plus d’information : M. Raoust, 06 76 51 59 10

Comité Français des Scientologues contre la Discrimination
Association loi 1901 fondée en 1985
www.scientologuescontreladiscrimination.com

Apostats et média

titres-journaux.jpg

Nous publions ci-après le dernier communiqué de presse de l’Eglise de Scientologie intitulée « Les apostats bénéficient-ils d’une attention démesurée des media ? - Scientologie : Le cas d’ Alain Stoffen ».

« Nombreux sont les experts en sociologie religieuse qui mettent en doute le témoignage des apostats.
Le professeur Bryan Wilson, de l’Université d’Oxford et principal expert mondial en sociologie des religions, a expliqué pourquoi les apostats attiraient plus facilement l’attention des media que les membres actuels.

« L’histoire de l’apostat, dans laquelle il tient habituellement le rôle de victime, est considérée comme de la bonne copie par les media, en particulier s’il propose de “révéler” certains aspects, voire peut-être des secrets, du mouvement auquel il appartenait précédemment. En conséquence, les apostats bénéficient peut-être d’une attention démesurée de la part des média, particulièrement lorsqu’ils peuvent présenter leur ancienne allégeance à la fois en termes de leur propre vulnérabilité et de la manipulation, de l’imposture ou de la coercition exercées contre eux. »

En fait, la plupart de ceux qui quittent leur mouvement le font tranquillement et n’éprouvent pas nécessairement de sentiments négatifs à propos de leur engagement. Les rares personnes qui se plaignent de leur ancienne religion peuvent ainsi accéder à une considérable notoriété.

C’est ainsi qu’Alain Stoffen a été largement  sollicité par les média pour son témoignage et donner ainsi une image complètement déformée de la Scientologie.

Quant à son dossier d’Ethique qu’il avait selon lui subtilisé,  il dit  avoir reçu un « électrochoc » en le lisant. Il s’agit là d’un non -évènement car chacun peut accéder à son dossier d’éthique, ce n’est pas secret. Il est consultable par la personne concernée qui peut non seulement y ajouter des commentaires mais aussi demander sa purge.

Pour illustrer l’histoire regrettable d’Alain Stoffen, il suffit de reprendre les conclusions du Premier juge d’Instruction du TGI de Paris figurant dans son ordonnance de non-lieu en date du 4 septembre 2006.

« Les développements de l’information mettaient par ailleurs en lumière que la plainte de M. Stoffen  avait fait immédiatement suite à l’assignation en divorce que lui avait fait délivrer son épouse le 17 janvier 2002, après deux années de très graves difficultés conjugales, au cours desquelles l’Eglise de Scientologie avait, à la demande du couple semble-t-il, été amenée à servir de médiateur, notamment en raison du conflit aigu lié à l’exercice d’un droit de visite sur l’enfant commun. »

Le juge n’a retenu aucun des chefs d’accusation :

« Les faits de chantage et d’extorsion n’étaient pas davantage caractérisés, car l’information  n’apportait aucun élément  susceptible de corroborer les allégations de M. Stoffen, qu’il convenait de replacer dans le contexte de rupture conjugale sus-évoqué. »

« Et attendu qu’il n’existe dès lors pas de charges suffisantes contre quiconque d’avoir commis les délits d’escroquerie en bande organisée, de chantage avec cette circonstance que la menace a été mise à exécution et d’extorsion en bande organisée,
Déclarons n’y avoir lieu à suivre en l’état …
»

Dans n’importe quelle affaire, une ordonnance de non-lieu comme celle qui a été rendue dans l’affaire de M. Stoffen aurait suffi à clore le dossier.

Procès qui s’ouvre le 25 mai

De manière similaire, dans le procès qui s’ouvre le 25 mai, le Ministère public avait requis un non-lieu en date du 4 septembre 2006 pour l’ensemble des infractions visées et l’ensemble des personnes mises en examen.
Mais dès lors qu’il s’agit d’une église de Scientologie, le fait que le dossier soit vide ou non n’a aucune importance. Des pressions sont exercées pour continuer les poursuites coûte que coûte.

Le seul enjeu pour la Scientologie est d’obtenir un procès équitable dans le respect de l’indépendance de la Justice.

Des informations seront régulièrement postées sur le site : scientologie-espace-presse.fr

La religion de Scientologie a été reconnue  par des centaines de décisions administratives ou pénales à travers le monde. Voir le site ‘scientologie-reconnaissance’ ».

La Scientologie dénonce un lynchage médiatique

journaux.jpgNous publions intégralement ci-après le dernier communiqué de presse de l’Église de Scientologie :

« Dans le procès qui s’ouvre le 25 mai, le Ministère public avait requis un non-lieu en date du 4 septembre 2006 pour l’ensemble des infractions visées et l’ensemble des personnes mises en examen.

Dans n’importe quelle affaire, cela ferait réfléchir et on s’interrogerait sur le fondement d’accusations sans précédent formulées contre une Église reconnue dans le monde entier.

Mais dès lors qu’il s’agit d’une église de Scientologie, des pressions sont exercées pour continuer les poursuites coûte que coûte, puisque le président de la MIVILUDES considère le nombre de procès en cours comme un indicateur de la dangerosité d’un mouvement (déclaration de G. Fenech, JT de 20h sur France 2, 12 mai 2009).

Selon Danièle Gounord, porte-parole de l’Eglise en France : « Le déferlement médiatique auquel nous assistons (publication d’un livre écrit par un ex-scientologue, articles de presse, reportages télévisés …) ne doit rien au hasard. Il s’agit d’une campagne soigneusement orchestrée, car la MIVILUDES et l’UNADFI veulent faire pression sur la juridiction de jugement. Leur seule chance est d’organiser un lynchage médiatique en espérant que cela influencera les magistrats. »

Ainsi, par le plus grand des « hasards », M. FENECH va publier le rapport de la MIVILUDES à quelques jours du procès !
Le même hasard a voulu qu’un ancien scientologue connu pour sa proximité avec l’UNADFI et la MIVILUDES, publie un pamphlet anti scientologue juste avant l’audience.

On ne peut que constater que chaque procès qui touche à la Scientologie est systématiquement précédé par un lynchage médiatique en règle.

De tels procédés montrent que les parties civiles craignent de perdre dans l’enceinte judiciaire, et c’est pourquoi elles utilisent l’arme médiatique.

Ce que demandent les scientologues, c’est le droit à un procès équitable et le fait d’être jugés dans des conditions sereines.
La religion de Scientologie a été fondée en 1954 aux États-Unis et célèbre son 50ème anniversaire en France. Elle compte plus de 12 millions de fidèles. Le caractère religieux de la Scientologie est reconnu par des centaines de décisions administratives ou pénales à travers le monde et dans de nombreux pays européens. »

Voir le site www.scientologie-reconnaissance.fr
Pour plus d’information, consultez notre espace presse www.scientologie-espace-presse.fr

Georges Fenech, non suivi par sa tutelle

le-monde.jpgIl n’a pas le vent en poupe, notre président de la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) !  Le Parisien, le Canard Enchaîné et tout récemment Le Monde ont fait part des vives oppositions au sein du gouvernement que ses projets suscitent. Ainsi, le Canard écrivait le 18 février 2009 : « Georges Fenech, président de la Miviludes, s’est fait taper sur les doigts par Fillon et Alliot-Marie réunis. Motif : il voulait établir une liste des sectes opérant en France. Exercice périlleux, propice aux bavures et aux condamnations par divers tribunaux internationaux  […]. »

Quant au journal Le Monde, dans un article daté du 6 avril 2009 intitulé « Lutte contre les sectes : les orientations de Georges Fenech continuent de susciter des craintes », la journaliste, Stéphanie Le Bars écrit  à propos du projet de liste : « Mêmes réserves au ministère de l’intérieur qui, au nom de la ‘liberté de conscience’, préfère une politique axée sur la répression d’infractions pénales avérées à la stigmatisation de mouvements potentiellement sectaires. […] » Et plus loin, concernant une autre proposition de G. Fenech : « Le souhait de M. Fenech de créer une ‘cellule d’intervention mobile’ composée de policiers, de gendarmes, médecins, psychologues, au sein de la Miviludes, a été jugé peu opportun par le ministère de la justice et rejeté par celui de l’intérieur. »

La Scientologie, une nouvelle techno-religion ?

billotte.jpg

Dans son ouvrage de prospective consacré au devenir des Etats-Unis et intitulé « Nous deviendrons immortels », l’auteur, Pierre-José Billotte pose clairement la question. Il va même plus loin puisque l’avant-dernière phrase de son livre est : « La Scientologie deviendra-t-elle la religion du XXIVe siècle ? »

Après avoir brossé les traits communs du peuple américain : la volonté de conquête de nouveaux territoires, le sens de la communauté mais la défiance envers les institutions, le sens du commerce, le respect du contrat, l’intérêt pour la technologie, Pierre-José Billotte montre comment la Scientologie s’inscrit logiquement dans l’histoire des Etats-Unis. Elle est la première religion à s’inscrire résolument dans la science et la technique modernes, son fondateur, L. Ron Hubbard citant, dans la plupart de ses livres, les acquis scientifiques qui ont inspiré ses travaux. Avant de publier La Dianétique en 1950, L. R. Hubbard finançait ses recherches en écrivant toutes sortes de nouvelles, publiées dans les magazines « pulp » (à bon marché) de l’époque. Il fréquentait les auteurs de l’âge d’or de la Science-fiction américaine, étant lui-même un auteur respecté du genre. Ils avaient pour noms Campbell, Asimov, Van Vogt… Comme Hubbard, ils s’intéressaient aux pouvoirs psychiques de l’Homme. A partir de ses premiers travaux consacrés à « construire une méthode permettant l’amélioration de l’équilibre psychologique de l’individu », L.R. Hubbard développa la religion de Scientologie destinée à effacer « les traumatismes psychiques » accumulés au cours de la vie et à faire prendre conscience à l’Homme qu’il est un « esprit immortel », un être dont « la nature originelle et fondamentale », « non endommagée », est « bonne et divine ».

Pierre-José Billotte reconnaît que la Scientologie est « un phénomène social tout à fait original ».  Il écrit : « Née dans les années cinquante, la Scientologie inscrit son action dans le champ du développement personnel, spirituel et religieux. Donc bien dans la réalité. Enfin, c’est aussi une organisation puissante qui rayonne au plan mondial. Elle est donc en position de prendre part aux grands enjeux auxquels pourront faire face un jour les Etats-Unis. »

Alors, deviendra-telle la religion de l’espace, de cette nouvelle frontière que les Etats-Unis cherchent à conquérir ? Comme le conclut l’auteur : « Ceci est une autre histoire ».

Nous deviendrons immortels
Par Pierre-José Billotte, Publibook, 2008