Dans le tintamarre actuel, suscité par quelques névrosés qui croient voir des scientologues partout, jusque dans les bureaux de la Commission des lois peut-être regardent-ils sous leur lit avant de s’endormir, on ne sait jamais, des fois qu’un scientologue s’y trouverait la petite voix dYves Bertrand, qui a dirigé les RG pendant douze ans, vient contredire les accusations d’infiltration.
Dans son livre d’entretiens, publié sous le titre « Ce que je n’ai pas dit dans mes carnets », Yves Bertrand, répondant aux questions de Frédéric Ploquin, écrit notamment :
« Vous qui avez suivi l’univers des sectes de très près, pensez-vous qu’elles représentent un réel danger en France ?
Les complots sectaires au coeur de la République relèvent du pur fantasme journalistique.
[ ] En fait, je serais assez favorable à l’abandon du mot « secte », sauf à considérer toutes les dissidences issues du tronc chrétien comme autant de sectes. Le mot a été déformé, il a vieilli et ne correspond plus guère aux réalités d’aujourd’hui. La nomenclature des sectes que les RG avaient établie en 1995 sent définitivement la poussière. [ ] Selon le dernier pointage de la Mission de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, le nombre de « sectes » aurait doublé en treize ans. Plutôt que de sectes, mieux vaudrait parler ici de « religions minoritaires », comme font les Américains.
Comment situez-vous par exemple l’Eglise de Scientologie, cible en France d’enquêtes judiciaires à répétition dont la dernière pour « escroquerie en bande organisée » laisse planer sur elle une menace de dissolution ?
L’Eglise de Scientologie était reçue par Nicolas Sarkozy ou par son directeur de cabinet quand il était en fonction place Beauvau. J’ai également reçu à plusieurs reprises leur responsable préposé à la communication. Il avait simplement besoin de nous pour « dédiaboliser » son organisation. Je suis tout sauf scientologue, mais l’image de cette Eglise me paraît faussée. La Scientologie est davantage une multinationale qu’une de ces sectes où l’on pratique l’inceste ou le suicide collectif. La Dianétique, inventée par son fondateur, Ron Hubbard, est d’ailleurs aujourd’hui concurrencée par une multitude de médecines parallèles qui font le succès de la parapharmacie et de « psy » non homologués »
Quand Yves Bertrand, qui avait à sa disposition tous les moyens d’écoute et de surveillance des RG dit que le « complot sectaire » relève « du pur fantasme journalistique », cela devrait faire réfléchir la petite clique des Fenech, Vuilque, Brard et compagnie, si prompte à crier au scandale quand une loi votée par la représentation nationale vient contrecarrer leurs sinistres plans .
Nous publions ci-après le communiqué de presse de l’Eglise de Scientologie :
Paris, le 14 septembre 2009
COMMUNIQUE DE L’ÉGLISE DE SCIENTOLOGIE
L’Église de Scientologie réagit au communiqué de presse de Georges Fenech.
Force est de constater une nouvelle fois que Georges Fenech, Président de la Miviludes, s’obstine à poursuivre sa croisade contre la Scientologie en faisant croire aux médias et à l’opinion publique, qu’il vient de découvrir l’existence d’un texte adopté le 15 mai 2009.
Or il s’agit d’une proposition de loi déposée par le député Jean-Luc Warsmann, Président de la Commission des Lois, le 12 juillet 2008, portant sur la simplification et la clarification du droit.
Parmi les mesures proposées, certaines d’entre elles portaient sur la clarification en matière de droit pénal et de procédure pénale (article 44 et suivants).
Il est difficile d’admettre que Georges Fenech, ancien magistrat instructeur, ancien député, Président d’une mission interministérielle, disposant de l’ensemble des moyens de l’État, ait pu ne pas être informé d’une proposition de loi déposée plus d’un an avant le moment où il prétend l’avoir découverte.
Monsieur Fenech essaie de nous faire croire qu’il est incompétent – alors qu’on est en droit de se demander si ce n’est pas bien plus grave, si l’on na pas laissé prospérer une campagne sur la dissolution alors que personne à ce niveau n’est censé ignorer la loi.
Qu’il s’agisse d’incompétence ou de manipulation, cette affaire est scandaleuse. Elle a déjà porté à l’Église un grave préjudice, dont Georges Fenech est l’un des responsables.
Nous réfléchissons aux suites à donner à cette dérive, d’autant que cette pseudo découverte intervient fort opportunément à quelques semaines du délibéré.
Contact: Agnès Bron – Porte parole
Tél:01 53 33 52 09 Port: 06 13 44 33 02
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Le CFSD, quant à lui à envoyé le communiqué de presse suivant :
14 septembre 2009
Communiqué de Presse
Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination dénonce
une nouvelle manipulation contre les scientologues
Le CFSD a pour mission de défendre limage de la Scientologie et des scientologues en France.
Il ne tolérera pas la campagne de la Miviludes contre la Scientologie qui instaure un climat propice à la destruction de toute justice équitable à quelques semaines du délibéré.
Le CFSD examine actuellement les suites judiciaires qui seront données à cette affaire.
La communauté des scientologues français réclame la fin du harcèlement politique et médiatique, une Justice sereine et le remplacement de la Miviludes par un Observatoire impartial.
Nous le savons bien : le principal problème auquel se heurte la poignée de militants qui s’opposent aux nouveaux mouvements religieux, Miviludes en tête, est l’absence de dérives sectaires prouvées.
Tandis que dans les médias l’ex magistrat Georges Fenech clamait que 60 000 enfants étaient en danger dans les « sectes » en France, le Directeur central des renseignements généraux témoignait devant la commission d’enquête parlementaire présidée par G. Fenech, en décembre 2006 :
« Nous n’avons jamais affaire à 60 000 signalements, ni même à 30 000, mais tout au plus à quelques dizaines. »
Quand il n’y a pas de cas, il suffit de les inventer !
C’est ce que viennent de faire deux policiers du SRPJ de Reims, qui ont reconnu devant un juge avoir écrit de leur propre main des aveux qu’ils ont ensuite attribués aux personnes qu’ils interrogeaient, en l’occurrence trois éducateurs du service départemental d’aide sociale à l’enfance.
Les faits remontent au mois d’avril 2004. Ces trois éducateurs sont accusés d’agir, dans leur vie professionnelle, sous l’influence d’une « secte ». On les soupçonne, entre autres choses, de refuser des soins aux jeunes placés sous leur responsabilité et de les « soigner » par imposition des mains.
L’enquête a été confiée au SRPJ de Reims. Des fuites sont aussitôt organisées dans la presse. L’affaire fait grand bruit et la vie professionnelle des accusés est brisée. Des familles sont manipulées pour porter plainte pour tenter d’étayer un dossier vide. Parmi les accusés, une femme est considérée comme la « tête pensante » du trio et se retrouve incarcérée à la prison de Châlons pendant trois mois. Elle appartient, non à une « secte » mais à un inoffensif mouvement de pensée japonais !
Malgré fouilles, perquisitions, interrogatoires, tentatives de pression, les policiers restent bredouilles. Alors ils finissent par inventer les aveux à la place de leurs trois « clients » !
Selon le journal l’Union, les policiers qui ont reconnu devant un juge d’instruction avoir fabriqué ces aveux, auraient agi sous la pression d’un procureur de la République souhaitant des résultats « coûte que coûte ».
(source : l’Union L’Ardennais 4 septembre 2009)

Le DVD du film Walkyrie vient de sortir en Allemagne.En France, il sortira fin septembre.
C’est l’occasion de revenir sur une désinformation médiatique tout à fait choquante. Au moment où le film était en tournage que n’a-t-on pu lire dans la presse française contre le film et contre Tom Cruise, critiqué pour ses convictions religieuses !
Les documentaires qui accompagnent le film sur le DVD montrent clairement :
Le film a engrangé plus de 200 millions de dollars de recettes, pour un budget de production de 75 millions de dollars. Il a été très bien accueilli à sa sortie par la critique allemande.
Enfin, Tom Cruise a été récompensé en Allemagne, le 29 novembre 2008, pendant la cérémonie des Bambi Awards, l’une des cérémonies allemandes les plus médiatiques réunissant tout le gratin artistique. Il a reçu le « prix du courage » pour le choix de ses rôles et notamment celui du colonel Von Stauffenberg.La presse française est restée très discrète sur cet hommage .
Le journal Libération vient d’offrir une tribune à Georges Fenech, intitulée « La France est en pointe dans la lutte contre les sectes ».
Dans cette tribune, le président de la Miviludes annonce que le fameux « référentiel » sur les « sectes » (ndlr : que Matignon refusait de publier) sera tout de même « consultable sur demande ».
Une phrase de G. Fenech nous a fait bondir : Pourront consulter le référentiel « les élus locaux qui nous interrogent souvent, sur la location d’une salle pour telle ou telle conférence ou pour accorder à quelqu’un l’agrément d’assistante maternelle. »
Ah bon ? Depuis quand les convictions religieuses ou philosophiques d’une assistante maternelle sont-elles un critère pour lui accorder son agrément ?
Il serait bon de rappeler à Georges Fenech que, sur intervention de la CNIL, le Conseil Général de l’Eure a dû réintégrer dans ses fonctions, en juin 2007, une assistante sociale qui avait été renvoyée parce que, dans son dossier, figurait la mention qu’elle était Témoin de Jéhovah.
La lettre que le directeur général des services du Conseil Général a envoyé à l’assistante sociale pour la réintégrer indique : « Pour faire suite à votre dépôt de plainte, je vous informe que toute mention relative à votre appartenance religieuse a été supprimée de votre dossier en application de l’article 8 de la loi du 06/01/78 modifiée en août 2004 et de l’article 18 alinéa 2 de la loi du 13 juillet 83 portant droits et obligations des fonctionnaires ». Il semble indispensable que cette mise en garde figure dans le « référentiel » pour refroidir les ardeurs d’élus trop zélés !
Dans sa tribune, Georges Fenech critique les Témoins de Jéhovah pour l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants. Selon lui, ces derniers ne participent pas à la vie sociale « car il est interdit de fêter les anniversaires, Noël, etc ». Depuis quand la fête de Noël est-elle une obligation sociale dans un état laïc ? Il y a encore de nombreuses communautés qui ne fêtent pas Noël !
Nous finirons par la publication des remarques de cet internaute qui, depuis le Québec, tenait à réagir aux propos de Georges Fenech. Son intervention porte le titre « langue de bois et platitudes ».
Rappelons que le Québec a toujours refusé de financer sur fonds publics la « lutte contre les sectes ». Comme l’écrivait le ministère de la Santé à une association « anti-sectes » qui lui réclamait des subventions : « Il n’est pas dans le mandat du ministère de la Santé et des Services sociaux de s’impliquer dans un secteur où la liberté religieuse et ses différentes pratiques sont mises en cause ».
La réaction d’un québécois aux propos de G. Fenech
La Miviludes travaille à l’élaboration d’un « référentiel » sur les sectes, quelle connotation savante et laborieuse ! Avec des relents de classe, n’est-ce pas, car on songe au référentiel galiléen axé sur les étoiles fixes. Mais justement, la Miviludes remarque avec finesse qu’il s’agit de mouvements fluctuants et s’inquiète de leur éventuelle stigmatisation. Mais voyons donc, je croyais que c’était précisément le but recherché, de tout faire pour stigmatiser certains de ces mouvements ? Sauf qu’il devient difficile de s’adonner à ce sport en pleine lumière, à cause de la vigilance importune de certains, trop prompts à pointer du doigt les violations flagrantes des clauses essentielles de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Alors la Miviludes a recours à une solution en réalité bien meilleure, une méthode qui a fait ses preuves, que l’on pourrait nommer « la diffamation de l’ombre ».
On dépose un rapport accessible aux institutions concernées, c’est-à-dire celles qui ont le pouvoir d’utiliser cette stigmatisation de manière économiquement et socialement efficace, pour qu’elles fassent autant de mal que possible aux mouvements ciblés (à des citoyens français en dernière analyse). Ainsi masqué dans une semi-obscurité, le rapport ne sera pas trop attaquable ; mais il n’en sera que plus efficace, car venin issu de l’ombre porte meilleur poison.
Une observation merveilleuse d’ingénuité : les témoins de Jéhovah disent à leurs enfants que ce qu’on leur enseigne à l’école, c’est pas la vérité ! Non mais ça alors ! Parce que pour tous les autres ados non « sectarisés », l’enseignement scolaire, c’est parole d’évangile (faites donc un sondage si vous ne le croyez pas) ! Eux au moins, ne sont pas déchirés entre les vérités qui s’affrontent !
Enfin, quel bel euphémisme, la France « en pointe dans la lutte contre les dérives sectaires » ! Traduction impudique : la France, terrain de prédilection de la chasse aux sorcières modernisée ! Appelons un chat un chat, voulez-vous ? Et puisqu’on cite le Danemark, (ndlr: Georges Fenech critique les États-unis et le Danemark pour leur trop grande liberté de religion) qui a le mauvais goût de se situer sur une ligne américaine dans sa défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales, remarquons que dans l’Indice de perception de la corruption 2008, document de l’ONG Transparency International qui fait autorité en tant qu’outil de mesure du degré de transparence des institutions des pays, ledit Danemark se situe en tête de file avec un indice de transparence de 9,3 cependant qu’on doit descendre en 23ème position pour trouver la France, avec un indice de transparence de 6,9, entre le Chili et la Barbade . Mais qu’à cela ne tienne, M. Fenech propose de se doter de « programmes européens » pour niveler ces regrettables différences .
Georges Fenech voulait à tout prix publier une nouvelle liste de « sectes » qu’il appelait pudiquement « référentiel » sachant l’opposition que ce projet suscitait.
Matignon vient de lui infliger un camouflet en refusant la publication de cette liste. Elle ne sera accessible qu’à des « professionnels » en faisant la demande. Toutefois, nous ne nous faisons guère d’illusion : quand on voit le peu de cas qu’il est fait du secret de l’instruction en France, personne ne peut croire que la fameuse liste restera longtemps réservée aux seuls « professionnels ».
En février 2008, Le Parisien, le Canard Enchaîné et Le Monde avaient fait part des vives oppositions au sein du gouvernement que le projet de liste de Georges Fenech suscitait. Le 13 février, le journal Le Parisien révélait en ces termes le bras de fer entre le président de la Miviludes et la ministre de l’intérieur, Michèle Alliot-Marie :
« La semaine dernière, Matignon a en effet reçu un courrier signé de Michèle Alliot-Marie, réclamant aux services de François Fillon de bien « cadrer » l’action de la Miviludes, après que son président, fin janvier, a émis l’idée de proposer une nouvelle orientation de la politique suivie par sa mission. Plus qu’une nouvelle orientation, en réalité, Georges Fenech a surtout l’intention d’émettre de nouveau une liste, sur le modèle de celle que la commission d’enquête parlementaire de 1995 avait établie et qui n’avait pas manqué de placer la France, au sein des instances internationales, comme une pourfendeuse de la liberté de conscience. [ ]
Place Beauvau, le fait d’exhumer le principe même d’une « liste noire » ne passe pas. [ ]
La ministre de l’Intérieur fait part, dans ce courrier adressé à François Fillon, de son « étonnement » face à ce changement de cap de la part de la Miviludes, « sans concertation interministérielle préalable », et pointe sévèrement du doigt la démarche : atteinte à la liberté de conscience, retour en arrière, fragilisation de la France sur la scène européenne et internationale, pointée du doigt, notamment, à chaque rapport du département d’Etat américain, mais aussi de l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) sur son intransigeance en matière de liberté religieuse. « La liste, c’est le sujet qui fâche », lâche un observateur averti. »
Le Canard écrivait le 18 février 2009 : « Georges Fenech, président de la Miviludes, s’est fait taper sur les doigts par Fillon et Alliot-Marie réunis. Motif : il voulait établir une liste des sectes opérant en France. Exercice périlleux, propice aux bavures et aux condamnations par divers tribunaux internationaux [ ]. » Quant au journal Le Monde, dans un article daté du 6 avril 2009 intitulé « Lutte contre les sectes : les orientations de Georges Fenech continuent de susciter des craintes », la journaliste, Stéphanie Le Bars écrivait à propos du projet de liste : « Mêmes réserves au ministère de l’intérieur qui, au nom de la liberté de conscience, préfère une politique axée sur la répression d’infractions pénales avérées à la stigmatisation de mouvements potentiellement sectaires. [ ] ».
Il est intéressant de noter que cette idée de liste de « sectes » publiée par un gouvernement a germé la première fois dans l’esprit des nazis. Le 28 février 1933, le gouvernement du troisième Reich dirigé par Adolf Hitler, établissait une liste de « sectes » interdites au nom de « la protection du peuple et de l’Etat ». Parmi les mouvements interdits figuraient les Témoins de Jéhovah, les anabaptistes, les adventistes du septième jour, les Bahaïs et des églises pentecôtistes. On connait la version de Georges Fenech pour les Témoins de Jéhovah.
Le 2 septembre 2008, le journal La Croix décrivait cette aversion en ces termes : « Sur un tout autre plan, c’est l’attitude de Georges Fenech vis-à-vis des mouvements potentiellement sectaires qui inquiète. En 2006, il présidait la commission d’enquête sur l’influence des sectes sur les mineurs. Lors de la remise de son rapport, cette commission s’était livrée à un véritable réquisitoire contre le gouvernement, l’accusant de négligence, suspectant ouvertement le Bureau des cultes de complaisance envers les Témoins de Jéhovah, faisant état de chiffres alarmants et invérifiables quant au nombre d’enfants élevés dans un contexte sectaire. Pour le sociologue Raphaël Liogier, directeur de l’Observatoire du religieux dAix-en-Provence, le nouveau président de la Miviludes est « un homme qui est toujours parti en croisade contre les nouveaux mouvements religieux, quil considérait comme dangereux du fait de leurs bizarreries ». « Il a une vision inquisitoriale de la lutte contre les sectes » affirme Claude Baty. [ndlr : président de la Fédération protestante de France]. »
Dommage pour Georges Fenech qu’on soit encore en démocratie et que la Justice puisse encore dire son dernier mot !
Sous le titre « l’UNADFI n’est pas sectaire avec l’argent public », le Cri du Contribuable, journal publié par l’association « Contribuables associés », dénonce le financement de l’UNADFI avec de l’argent provenant quasi exclusivement de subventions publiques (Le Cri du Contribuable n°74, 27 juin 2009).
Dans un encadré intitulé « A quoi sert l’UNADFI ? » il est notamment écrit :
« La loi du 1er juillet 1901 sur la liberté d’association se voulait en rupture complète avec la traditionnelle méfiance de la République à l’égard de toute coalition hors du contrôle des pouvoirs publics. Cette loi libérale permet aux citoyens associés de marquer leur indépendance vis-à-vis des puissances administratives. L’intérêt d’une association est qu’elle soit fondée, soutenue et financée par ses membres. Cet auto-financement est le signe de sa légitimité. Une association qui « marche », peut se passer de subventions : les membres cotisent tant que l’association leur paraît utile. L’UNADFI est-elle utile, alors que de l’aveu même de sa présidente, Catherine Picard (ancien député PS), on ne peut définir ce qu’est une secte ? »
Le journal indique qu’entre 1996 et 2006, 95,75% des ressources de l’UNADFI proviennent de fonds publics. Plus loin, le journal rappelle que l’association est reconnue d’utilité publique depuis 1996 mais s’interroge en ces termes :
« Au regard des subventions qu’elle touche, ne serait-il pas plus juste de requalifier l’UNADFI en association d’utilité étatique ? Le « guide des associations » (2006) de la Documentation française nous apprend qu’ « aucun texte ne définit ni le contenu, ni les critères de l’utilité publique », mais en pratique certains critères sont exigés, dont l’obligation pour l’association de compter au moins deux cents membres. Mais surtout, « les cotisations de ses membres et éventuellement les produits dégagés par son activité doivent en principe représenter la moitié de son budget ; ses ressources ne doivent pas dépendre majoritairement de subventions publiques. » On a vu que c’est loin d’être le cas de l’UNADFI. L’association bénéficierait-elle d’un passe-droit ? »
Contribuables associés compte 150 000 membres. Le Cri du Contribuable, distribué en kiosques, est tiré à 20 200 exemplaires.
Nous publions ci-après le dernier communiqué de presse de l’association Ethique & Liberté.
Pour plus dinformations :
ethique-liberte@wanadoo.fr
11 Juin 2009
COMMUNIQUE DE PRESSE
GASPILLAGE DE FONDS PUBLICS PAR L’UNADFI
Une enquête du dernier numéro d’Ethique et Liberté
le journal de l’Eglise de Scientologie
Exposant en détail le financement de l’UNADFI, le nouveau numéro d’Ethique et Liberté, le journal des Droits de l’Homme de l’Eglise de Scientologie, sort aujourd’hui. Il sera distribué à plusieurs milliers d’exemplaires aux élus, groupes interreligieux et associations, ainsi qu’au grand public. L’article principal, Manipulations et mensonges, dénonce, chiffres à l’appui, un scandaleux gaspillage de fonds publics au bénéfice d’une association, l’UNADFI, maintenue en survie artificielle par les subventions publiques.
Également dans ce numéro, un article sur les actions controversées de la MIVILUDES et de son président Georges Fenech. Une étude des récentes décisions de la Cour européenne des droits de l’Homme met en évidence le double langage des autorités françaises, que sa politique vis-à-vis des minorités de conviction isole de plus en plus en Europe et dans le monde.
Dans son éditorial, Danièle Gounord s’interroge sur « ces groupes de pression qui se prétendent associatifs » alors qu’ils sont essentiellement financés par des fonds publics, et sur ce qu’ils veulent. Poursuivant son combat pour faire respecter les droits de tous les citoyens, Ethique et Liberté demande l’arrêt de toutes les subventions à des groupes qui sont reconnus d’utilité publique alors que le public ne les soutient pas.
Retrouvez cette édition d’Ethique & Liberté et les précédentes en ligne, sur :
www.ethique-liberte.org.
Le journal français de l’Eglise de Scientologie a été créé en 1976 sous le nom Justice et Liberté, avant de devenir Éthique et Liberté. Ses premiers dossiers ont porté sur la protection des fichiers et le droit d’accès (Loi Informatique et Liberté).
Plusieurs de nos éditions ont été consacrées à la consommation abusive de tranquillisants dans les années 80, domaine dans lequel Ethique et Liberté a été pionnier, dénonçant également les violations des droits de l’homme en psychiatrie, comme par exemple les internements abusifs, les traitements dégradants, les électrochocs, sans oublier la destruction des valeurs sociales et familiales suite à l’infiltration des principes psychiatriques dans tous les rouages de la société l’éducation, la justice, pour n’en citer que quelques-uns.
24 Mai 2009
Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination dénonce la campagne haineuse entretenue par la Miviludes et par des associations financées par les pouvoirs publics.
Le Comité Français des Scientologues contre la Discrimination (CFSD), représentant une communauté de 45000 scientologues français, dénonce le climat haineux et l’hystérie contre les nouveaux mouvements religieux alimenté par la Miviludes et ses groupes de pression affiliés tels que l’UNADFI, financés par l’argent du contribuable.
Le président de la Miviludes, M. Georges Fenech, s’est permis récemment de dégrader publiquement les croyances des scientologues, sortant du cadre légal de sa fonction de président d’un organisme interministériel.
Cette campagne orchestrée depuis plusieurs années par cet organisme et ces groupes de pression se traduit par un climat de haine et des actions discriminatoires envers notre communauté : rien que ce mois-ci un cocktail Molotov a été lancé contre l’église de Scientologie de Lyon, entraînant un début d’incendie, et des pierres ont été lancées contre les vitrines de nos deux églises à Paris. En 1997, l’auteur d’un attentat à la bombe contre l’église de Scientologie d’Angers avait reconnu que son acte avait été motivé par le climat de haine qui prévalait contre les nouveaux mouvements religieux, Scientologie comprise.
Confirmant ce climat créé contre des organisations religieuses en France, les Témoins de Jéhovah ont fait état de plus de 70 actes de vandalisme contre leurs bâtiments, pour la seule année 2008. En 2007, la Présidente de l’UNADFI, Catherine Picard, avait été condamnée pour diffamation par la Cour d’Appel de Rouen pour ses propos injurieux contre les Témoins de Jéhovah.
Le CFSD rend les personnes et organisations cités plus haut moralement responsables pour tout dommage contre les églises de Scientologie et les scientologues qui pourraient résulter de leurs propos et actions irresponsables et demande que ces organisations soient complètement réformées pour quelles appliquent les diverses conventions européennes et internationales ratifiées par la France qui protègent les droits fondamentaux de TOUT citoyen français.
Pour plus dinformation : M. Raoust, 06 76 51 59 10
Comité Français des Scientologues contre la Discrimination
Association loi 1901 fondée en 1985
www.scientologuescontreladiscrimination.com
Nous publions ci-après le dernier communiqué de presse de lEglise de Scientologie intitulée « Les apostats bénéficient-ils d’une attention démesurée des media ? – Scientologie : Le cas d’ Alain Stoffen ».
« Nombreux sont les experts en sociologie religieuse qui mettent en doute le témoignage des apostats.
Le professeur Bryan Wilson, de lUniversité dOxford et principal expert mondial en sociologie des religions, a expliqué pourquoi les apostats attiraient plus facilement lattention des media que les membres actuels.
« Lhistoire de lapostat, dans laquelle il tient habituellement le rôle de victime, est considérée comme de la bonne copie par les media, en particulier sil propose de révéler certains aspects, voire peut-être des secrets, du mouvement auquel il appartenait précédemment. En conséquence, les apostats bénéficient peut-être dune attention démesurée de la part des média, particulièrement lorsquils peuvent présenter leur ancienne allégeance à la fois en termes de leur propre vulnérabilité et de la manipulation, de limposture ou de la coercition exercées contre eux. »
En fait, la plupart de ceux qui quittent leur mouvement le font tranquillement et néprouvent pas nécessairement de sentiments négatifs à propos de leur engagement. Les rares personnes qui se plaignent de leur ancienne religion peuvent ainsi accéder à une considérable notoriété.
C’est ainsi quAlain Stoffen a été largement sollicité par les média pour son témoignage et donner ainsi une image complètement déformée de la Scientologie.
Quant à son dossier d’Ethique qu’il avait selon lui subtilisé, il dit avoir reçu un « électrochoc » en le lisant. Il s’agit là d’un non -évènement car chacun peut accéder à son dossier d’éthique, ce nest pas secret. Il est consultable par la personne concernée qui peut non seulement y ajouter des commentaires mais aussi demander sa purge.
Pour illustrer l’histoire regrettable d’Alain Stoffen, il suffit de reprendre les conclusions du Premier juge dInstruction du TGI de Paris figurant dans son ordonnance de non-lieu en date du 4 septembre 2006.
« Les développements de linformation mettaient par ailleurs en lumière que la plainte de M. Stoffen avait fait immédiatement suite à lassignation en divorce que lui avait fait délivrer son épouse le 17 janvier 2002, après deux années de très graves difficultés conjugales, au cours desquelles lEglise de Scientologie avait, à la demande du couple semble-t-il, été amenée à servir de médiateur, notamment en raison du conflit aigu lié à lexercice dun droit de visite sur lenfant commun. »
Le juge na retenu aucun des chefs daccusation :
« Les faits de chantage et dextorsion nétaient pas davantage caractérisés, car linformation napportait aucun élément susceptible de corroborer les allégations de M. Stoffen, quil convenait de replacer dans le contexte de rupture conjugale sus-évoqué. »
« Et attendu quil nexiste dès lors pas de charges suffisantes contre quiconque davoir commis les délits descroquerie en bande organisée, de chantage avec cette circonstance que la menace a été mise à exécution et dextorsion en bande organisée,
Déclarons ny avoir lieu à suivre en létat
»
Dans nimporte quelle affaire, une ordonnance de non-lieu comme celle qui a été rendue dans laffaire de M. Stoffen aurait suffi à clore le dossier.
Procès qui souvre le 25 mai
De manière similaire, dans le procès qui souvre le 25 mai, le Ministère public avait requis un non-lieu en date du 4 septembre 2006 pour l’ensemble des infractions visées et l’ensemble des personnes mises en examen.
Mais dès lors quil sagit dune église de Scientologie, le fait que le dossier soit vide ou non na aucune importance. Des pressions sont exercées pour continuer les poursuites coûte que coûte.
Le seul enjeu pour la Scientologie est dobtenir un procès équitable dans le respect de lindépendance de la Justice.
Des informations seront régulièrement postées sur le site : scientologie-espace-presse.fr
La religion de Scientologie a été reconnue par des centaines de décisions administratives ou pénales à travers le monde. Voir le site scientologie-reconnaissance ».