Le 28 novembre 2007, l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) a annoncé au cours d’une conférence de presse le lancement d’un Guide sur l’enseignement du fait religieux et des croyances dans les écoles publiques.
Cet ouvrage a été préparé par un conseil d’experts de l’OSCE. Le rapporteur spécial des Nations-Unies sur la liberté de religion a également apporté sa contribution et approuvé les principes que soutient le guide.
Est affirmée la nécessité pour les pays membres de l’OSCE d’enseigner le fait religieux de la manière la plus neutre et la plus juste possible, dans un contexte respectueux des droits de l’homme, des libertés fondamentales et des valeurs citoyennes.
Tolérance, compréhension et respect des croyances doivent être mis en avant.
La France a de gros progrès à accomplir.
Alors que peu de textes existent qui montrent aux écoliers l’apport des religions à notre patrimoine artistique et culturel ou l’influence de ces dernières sur nos valeurs sociales, des manuels d’instruction civique pour les 9-11 ans ou pour les classes de 4eme et de 3eme caricaturent les nouveaux mouvements religieux à l’aide de grossiers amalgames.
Voir aussi sur ce blog le cas d’une institutrice mise à l’écart du fait de ses croyances religieuses (cas de discrimination, dossier n°5).
COMMUNIQUE
Paris le 06 décembre 2007
L’exonération fiscale a été accordée à l’Eglise de Scientologie d’Afrique du Sud par les services fiscaux (South Africa Revenue Services) dans une décision en date du 3 décembre 2007.
Le certificat établi lundi dernier par les services fiscaux accorde à l’Eglise le statut d’« association d’utilité publique ». A ce titre, celle-ci est également habilitée à recevoir des dons et legs.
Cette approbation fait suite à la reconnaissance complète de la religion de Scientologie en Afrique du Sud obtenue il y a quelques années et aux récentes reconnaissances religieuses obtenues en Espagne et au Portugal, ainsi qu’à la décision de la Cour Européenne des Droits de l’homme. La Scientologie a été reconnue comme religion dans de nombreux autres pays comme la Suède ou la Nouvelle-Zélande.
« L’Afrique du Sud démontre une fois encore qu’elle est devenue une démocratie adulte et moderne, qui ne craint pas d’intégrer tous les courants d’une société multi-ethnique et multi-culturelle »
explique Danièle Gounord, porte-parole de l’Eglise.
Elle ajoute : « Par contre, en France, la MIVILUDES entretient toujours un climat de polémique détestable et n’a pas encore compris qu’aucune censure n’a jamais arrêté les idées nouvelles ni les campagnes humanitaires. »
Pour plus d’informations sur les reconnaissances de la Scientologie dans le monde, voir : Les reconnaissances de la Scientologie
La Scientologie ne laisse pas indifférent et fait parler d’elle.
Cette visibilité se constate dans tous les médias et surtout sur internet.
Sur le web francophone, lorsqu’on classe les nouveaux mouvements religieux en nombre de pages indexées par Google.fr, l’Eglise de Scientologie arrive en tête, avec 372 000 pages (le 29.11.07), devant les Témoins de Jéhovah, les Mormons et les autres nouveaux mouvements religieux.
Ce résultat traduit l’activisme des scientologues dans de nombreux domaines : lutte contre la discrimination religieuse, défense des droits de l’homme, lutte contre les abus psychiatriques, informations sur le danger des drogues, promotion de valeurs morales laïques.
Les scientologues ne vivent pas coupés de la réalité. Comme l’a écrit un sociologue, la Scientologie est une religion « intra-mondaine », qui cherche à améliorer le monde. Mais cette amélioration commence avant tout par une amélioration de la personne humaine. Les scientologues croient en l’Homme.

Un ouvrage richement illustré, intitulé « 1000 Questions-réponses pour comprendre le monde » vient d’être publié (éditions Play Bac).
Rédigé par une équipe de plus de 30 journalistes et d’experts, il présente des éclairages synthétiques et bien documentés sur la plupart des questions d’actualité : commerce équitable, réchauffement climatique, croissance de la Chine, démographie, OGM, internet, libertés publiques, etc.
Deux pages sont consacrées à la religion. Sous le titre « Qui est Dieu aujourd’hui ? », les auteurs nous annoncent que les sociologues se sont trompés :
« Le recul annoncé de la religion n’a pas eu lieu. Après un fléchissement dans les années 1970, essentiellement au sein des institutions traditionnelles, la spiritualité connaît un succès incontestable, en dépit de la rationalisation de notre regard sur le monde et de la sécularisation (laïcisation) de la plupart des Etats. »
La présentation des nouvelles religions est tout à fait intéressante. Le paragraphe s’intitule « Et si Dieu c’était moi ? ». En voici le texte :
« C’est le fait le plus remarquable des trente dernières années. En marge des religions traditionnelles s’est développé un marché du spirituel empruntant toutes sortes de traditions : orientales, occidentales, chamaniques (les cultes de possession réactualisant les miracles) mais aussi à la psychologie (l’Eglise de scientologie, avant de se qualifier de mouvement religieux, était une pratique de développement personnel fondée sur la psychologie), à la science, aux médecines .
La guérison du corps et de l’esprit, comme forme moderne du salut, est le credo de ces nouveaux mouvements religieux ou spirituels.
Le salut, souvent allié à l’accomplissement personnel, est à conquérir dans ce monde-ci et pas dans l’au-delà. Et aussi vite que possible. Le succès du bouddhisme, y compris dans les pays de culture chrétienne, illustre bien cette quête de spiritualité efficace, capable de procurer un bien-être du corps et de l’esprit. »
La Scientologie, une spiritualité efficace
Le sénateur de Moselle Jean-Louis Masson vient de poser la question écrite suivante (publiée dans le JO du Sénat du 8/11/07 page 2018) sous le titre « Dimension subjective de la différence entre la notion de secte et celle de religion » :
« M. Jean Louis Masson attire l’attention de Mme la ministre de l’intérieur, de l’outre-mer et des collectivités territoriales sur la part de subjectivité qui existe dans la différence entre la notion de secte et celle de religion. Aucune disposition législative ou réglementaire ne précise cette différence.
Des exemples historiques et les comparaisons actuelles d’un pays à l’autre confirment d’ailleurs cette dimension subjective. Ainsi à l’origine, les premiers chrétiens étaient considérés comme une secte particulièrement dangereuse devant être réprimée.
De même aujourd’hui, de nombreux pays européens considèrent que les Témoins de Jéhovah ou l’Eglise de Scientologie sont des religions (l’Espagne vient notamment de conférer le statut de religion à l’Eglise de Scientologie).
Or en France, de nombreux politiciens font de la lutte contre les sectes, un fond de commerce électoral. Il souhaiterait savoir si, compte tenu des critères de liberté publique retenus dans le cadre des accords internationaux signés par la France (Convention internationale des droits de l’Homme, Convention européenne des droits de l’Homme ), il n’y a pas un risque qu’un jour, la France soit poursuivie en raison des dérives de la lutte antisecte. En particulier, ces dérives risquent tôt ou tard d’aboutir à ce qu’arbitrairement, certaines religions soient assimilées à des sectes et victimes de rétorsions diverses en totale contradiction avec les grands principes de liberté de religion et de liberté de pensée héritées de la Révolution française.
Plus généralement, certaines religions peuvent autant conduire que les sectes à des atteintes graves aux personnes (abus sur les mineurs de la part de sectes, mais aussi application de la charia par des fondamentalistes musulmans ).
Il lui demande si plutôt que de dresser des listes noires ou de créer une distinction arbitraire et imprécise entre secte et religion, il ne serait pas préférable de réprimer les dérives au sens objectif du terme tout en laissant pour le reste les croyants et notamment les adultes croyants totalement libres d’adhérer et de pratiquer la croyance qui leur convient. »
Sur le site de l’Assemblée Nationale, on peut trouver cette question écrite intéressante, posée au Premier Ministre par M. Jean Leonetti, député UMP des Alpes Maritimes :
« Une liste des commissions et instances consultatives ou délibératives placées directement auprès du Premier ministre ou des ministères est annexée au projet de loi de finances. Ce document recense pour chaque organisme son coût de fonctionnement, le nombre de ses membres et de ses réunions.
M. Jean Leonetti demande à M. le Premier ministre de lui indiquer les raisons pour lesquelles la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires instituée par le décret n°2002-1392 du 28 novembre 2002 ne figure pas sur ce document public.»
Il semble bien que la transparence ait ses limites.
31 octobre 2007
Communiqué de presse
L’EGLISE DE SCIENTOLOGIE RECONNUE EN TANT QUE RELIGION
EN ESPAGNE
La Cour Nationale de Madrid a publié une décision qui fera date : elle affirme en effet le droit à la liberté religieuse en Espagne en reconnaissant que l’Eglise de Scientologie d’Espagne devrait être inscrite dans le Registre des Organisations Religieuses.
« Cette reconnaissance marque la fin d’une époque au cours de laquelle les scientologues espagnols furent obligés de se battre pour leurs droits à la liberté religieuse. Elle rend justice à l’Eglise de Scientologie et constitue un nouveau départ pour tous les scientologues espagnols »,
a déclaré Ivan Arjona, porte-parole de l’Eglise Nationale de Scientologie d’Espagne.
La Cour Nationale a examiné la totalité du dossier et a déterminé sans équivoque que l’Eglise Nationale de Scientologie d’Espagne a le droit d’être enregistrée sous la loi espagnole en tant que religion.
En formulant cet arrêt, la Cour s’appuie sur les décisions de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui inclut l’arrêt d’avril 2007 concernant l’Eglise de Scientologie de Moscou. Les principes énoncés dans cet arrêt confirment la liberté de religion des scientologues et de leurs associations religieuses. Ils s’appliquent aux quarante sept états membres qui ont signé et ratifié la Convention Européenne pour la protection des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales.
Cet arrêt applique une décision que la Cour Constitutionnelle a rendu en 2001 et qui demandait que l’Etat soit neutre en matière d’inscription religieuse, une norme inscrite dans la Constitution espagnole.
Danièle Gounord, porte-parole de l’Eglise de Scientologie en France, a déclaré :
« Nous nous félicitons de cette nouvelle victoire, après celle du Portugal, qui montre que notre Eglise est appréciée en Espagne pour ses activités. Les quelques opposants aux religions émergentes, en France, vont se sentir de plus en plus isolés. »
En Septembre 2004, l’Eglise de Scientologie d’Espagne avait inauguré de magnifiques locaux au cœur de Madrid. Cette nouvelle Eglise représente non seulement un lieu de culte pour les milliers de scientologues espagnols, mais aussi un lieu de rassemblement pour toutes les bonnes volontés. Les programmes d’amélioration sociale de l’Eglise touchent chaque année dans le monde des millions de personnes.
La religion de Scientologie a été créée par Ron Hubbard. La première Eglise fut établie aux Etats-Unis en 1954. Aujourd’hui, elle compte plus de 7500 églises, missions et groupes et dix millions de membres répartis dans 163 pays.
La Scientologie s’est développée en Espagne vers la fin des années 60.
Pour plus dinformation, consultez www.scientology.org
Le 11 octobre 2007, le député UMP des Alpes Maritimes, Lionnel LUCCA, était interrogé par l’animateur Jean-Jacques Bourdin au micro de la station RMC. La reconnaissance de la Scientologie comme religion au Portugal était évoquée.
Voici un extrait des propos échangés :
Jean-Jacques Bourdin
« Lionnel Lucca, dernière question : je voulais vous poser une question parce que vous étiez intervenu une fois à propos de la Scientologie, Lionnel Lucca, la Scientologie a été reconnue comme religion au Portugal. Est-ce qu’on devrait ouvrir le débat en France ? Est-ce que vous préparez une proposition de loi ? »
Lionnel Lucca
« Je ne propose rien, je m’étais simplement permis de penser à voix haute, ce qui est assez difficile dans notre pays, finalement, en disant que l’on devrait réfléchir au fait que si pour des pays c’est une religion, pourquoi nous, nous la considérons comme une secte ? [ ]
[ ] Je ne défends rien du tout, je défends la liberté quon puisse penser qu’il y a problème, la preuve, le Portugal vient de décider que c’est une religion comme en Allemagne. Ça ne justifie rien, peut-être que c’est nous qui avons raison, mais peut-être que les autres nont pas tort non plus. »
La cour européenne de justice, la Suède, le Portugal viennent de reconnaître à divers titres la nature religieuse de la Scientologie. Vous avez raison de vous poser la question, Monsieur Lucca : peut-être n’ont-ils pas tort.
Yves Bertrand, directeur central des Renseignements Généraux de 1992 à 2003, vient de publier ses confidences dans un ouvrage intitulé « Je ne sais rien mais je dirai (presque) tout ».
Voici des extraits intéressants de cet ouvrage qui ne peuvent que nous réjouir :
« [Question : ] Sur un tout autre sujet, certains vous ont reproché de vous intéresser de très près aux sectes. De trop près, même, puisque certains mouvements, comme la scientologie, estiment que les RG ont outrepassé leurs fonctions en qualifiant de « sectes » des groupes dont les activités navaient rien de répréhensible
[Réponse dY.B. :] Il est exact que les Renseignements généraux ont contribué à nourrir la réflexion de la commission d’enquête parlementaire qui, en 1996, a rendu un rapport très dur sur la question, en ne recensant pas moins de 172 mouvements qualifiés de sectaires.
Je ne renie pas le travail que nous avons fait alors pour éclairer les parlementaires. Mais ce travail a incontestablement vieilli. Et j’ai moi-même évolué sur la question.
[ ] Doit-on confondre en un même vocable, sectes et mouvements minoritaires, pratiquant le prosélytisme comme les Témoins de Jéhovah ? Franchement, je ne le pense pas. On a le droit de critiquer la scientologie ou les Témoins de Jéhovah, mais faut-il pour autant les transformer en diable ? Je pense même qu’à placer sur le même plan certaines sociétés de pensée et d’authentiques mouvements sectaires qui aliènent la liberté de leurs membres, on aboutit à l’inverse du but recherché. Sous prétexte de protéger la liberté de conscience, on empêche les citoyens d’embrasser les croyances de leur choix, ce qui est le contraire de la laïcité bien comprise »
Si Yves Bertrand le dit …
Le réalisateur américain David Lynch vient dêtre élevé par Nicolas Sarkozy au rang d’officier dans l’ordre de la Légion d’honneur. Le cinéaste est un fervent pratiquant de la méditation transcendantale.
A l’Elysée, il était accompagné d’un représentant français de ce mouvement, Dominique Lemoine, président de l’association Gouvernement de la paix. Tous deux ont expliqué au chef de l’Etat qu’il suffisait de faire circuler des énergies positives pour œuvrer pour la paix dans le monde. David Lynch, qui cherche un immeuble parisien pour installer un millier de pratiquants de la méditation et créer ainsi une « tour de l’invicibilité » s’est rendu ensuite à la mairie de Paris où il a été reçu par l’adjoint au maire, chargé de la culture.
Rappelons que la méditation transcendantale était citée dans le rapport parlementaire de 1995. Que la promotion de ce mouvement n’empêche pas David Lynch de recevoir la Légion d’honneur est bon signe.