Le journal Libération vient d’offrir une tribune à Georges Fenech, intitulée « La France est en pointe dans la lutte contre les sectes ».
Dans cette tribune, le président de la Miviludes annonce que le fameux « référentiel » sur les « sectes » (ndlr : que Matignon refusait de publier) sera tout de même « consultable sur demande ».
Une phrase de G. Fenech nous a fait bondir : Pourront consulter le référentiel « les élus locaux qui nous interrogent souvent, sur la location d’une salle pour telle ou telle conférence ou pour accorder à quelqu’un l’agrément d’assistante maternelle. »
Ah bon ? Depuis quand les convictions religieuses ou philosophiques d’une assistante maternelle sont-elles un critère pour lui accorder son agrément ?
Il serait bon de rappeler à Georges Fenech que, sur intervention de la CNIL, le Conseil Général de l’Eure a dû réintégrer dans ses fonctions, en juin 2007, une assistante sociale qui avait été renvoyée parce que, dans son dossier, figurait la mention qu’elle était Témoin de Jéhovah.
La lettre que le directeur général des services du Conseil Général a envoyé à l’assistante sociale pour la réintégrer indique : « Pour faire suite à votre dépôt de plainte, je vous informe que toute mention relative à votre appartenance religieuse a été supprimée de votre dossier en application de l’article 8 de la loi du 06/01/78 modifiée en août 2004 et de l’article 18 alinéa 2 de la loi du 13 juillet 83 portant droits et obligations des fonctionnaires ». Il semble indispensable que cette mise en garde figure dans le « référentiel » pour refroidir les ardeurs d’élus trop zélés !
Dans sa tribune, Georges Fenech critique les Témoins de Jéhovah pour l’éducation qu’ils donnent à leurs enfants. Selon lui, ces derniers ne participent pas à la vie sociale « car il est interdit de fêter les anniversaires, Noël, etc ». Depuis quand la fête de Noël est-elle une obligation sociale dans un état laïc ? Il y a encore de nombreuses communautés qui ne fêtent pas Noël !
Nous finirons par la publication des remarques de cet internaute qui, depuis le Québec, tenait à réagir aux propos de Georges Fenech. Son intervention porte le titre « langue de bois et platitudes ».
Rappelons que le Québec a toujours refusé de financer sur fonds publics la « lutte contre les sectes ». Comme l’écrivait le ministère de la Santé à une association « anti-sectes » qui lui réclamait des subventions : « Il n’est pas dans le mandat du ministère de la Santé et des Services sociaux de s’impliquer dans un secteur où la liberté religieuse et ses différentes pratiques sont mises en cause ».
La réaction d’un québécois aux propos de G. Fenech
La Miviludes travaille à l’élaboration d’un « référentiel » sur les sectes, quelle connotation savante et laborieuse ! Avec des relents de classe, n’est-ce pas, car on songe au référentiel galiléen axé sur les étoiles fixes. Mais justement, la Miviludes remarque avec finesse qu’il s’agit de mouvements fluctuants et s’inquiète de leur éventuelle stigmatisation. Mais voyons donc, je croyais que c’était précisément le but recherché, de tout faire pour stigmatiser certains de ces mouvements ? Sauf qu’il devient difficile de s’adonner à ce sport en pleine lumière, à cause de la vigilance importune de certains, trop prompts à pointer du doigt les violations flagrantes des clauses essentielles de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Alors la Miviludes a recours à une solution en réalité bien meilleure, une méthode qui a fait ses preuves, que l’on pourrait nommer « la diffamation de l’ombre ».
On dépose un rapport accessible aux institutions concernées, c’est-à-dire celles qui ont le pouvoir d’utiliser cette stigmatisation de manière économiquement et socialement efficace, pour qu’elles fassent autant de mal que possible aux mouvements ciblés (à des citoyens français en dernière analyse). Ainsi masqué dans une semi-obscurité, le rapport ne sera pas trop attaquable ; mais il n’en sera que plus efficace, car venin issu de l’ombre porte meilleur poison.
Une observation merveilleuse d’ingénuité : les témoins de Jéhovah disent à leurs enfants que ce qu’on leur enseigne à l’école, c’est pas la vérité ! Non mais ça alors ! Parce que pour tous les autres ados non « sectarisés », l’enseignement scolaire, c’est parole d’évangile (faites donc un sondage si vous ne le croyez pas) ! Eux au moins, ne sont pas déchirés entre les vérités qui s’affrontent !
Enfin, quel bel euphémisme, la France « en pointe dans la lutte contre les dérives sectaires » ! Traduction impudique : la France, terrain de prédilection de la chasse aux sorcières modernisée ! Appelons un chat un chat, voulez-vous ? Et puisqu’on cite le Danemark, (ndlr: Georges Fenech critique les États-unis et le Danemark pour leur trop grande liberté de religion) qui a le mauvais goût de se situer sur une ligne américaine dans sa défense des droits de l’homme et des libertés fondamentales, remarquons que dans l’Indice de perception de la corruption 2008, document de l’ONG Transparency International qui fait autorité en tant qu’outil de mesure du degré de transparence des institutions des pays, ledit Danemark se situe en tête de file avec un indice de transparence de 9,3 cependant qu’on doit descendre en 23ème position pour trouver la France, avec un indice de transparence de 6,9, entre le Chili et la Barbade . Mais qu’à cela ne tienne, M. Fenech propose de se doter de « programmes européens » pour niveler ces regrettables différences .
Maccarthysme : le mot est aujourd’hui synonyme d’intolérance et d’inquisition, d’accusations sans fondement, de campagnes de diffamation au cours desquelles les déclarations d’innocence deviennent des aveux de culpabilité et les droits civils sont piétinés par la rumeur et les soupçons.
En France, l’actuelle hystérie « anti-sectes » a des relents de maccarthysme et, comme l’original, intoxique toute une nation, semant sur son passage son lot de vies brisées, de carrières ruinées et donnant à quelques politiciens en mal de voix une énième plateforme de sape des libertés fondamentales.
Toute critique des mesures « anti-sectes » est aujourd’hui foulée aux pieds selon la même tactique que celle de Mc Carthy, en plus perfectionnée.
En mai 2001, alors que la loi About-Picard était en discussion à l’Assemblée Nationale, le journal Actualités des Religions titrait : « Les députés ont eu peur de passer pour pro sectes ». Au moment de la discussion du projet de loi au Sénat, un sénateur a brièvement fait état de « pressions » exercées sur les assistants parlementaires, leur déconseillant « d’entrer dans la discussion » avec les représentants des groupes concernés. « Permettez-moi de vous dire que cest absolument scandaleux ! » avait-il déclaré devant ses pairs.
La « peur des sectes », agitée par quelques extrémistes, vise à créer en France le même effet que le « péril rouge » dans les Etats-Unis des années 50. L’hystérie est produite et entretenue par quelques associations militantes qui ne tirent leurs subsides que des subventions de l’Etat et qui ont ainsi intérêt à amplifier le danger pour justifier leur existence, par quelques politiciens en mal de notoriété et par un organisme interministériel, la Miviludes (mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires) présidé par l’ex magistrat et ex député Georges Fenech.
Il suffit de se rappeler le tollé provoqué par les mots d’Emmanuelle Mignon, chef de cabinet du président de la République, lorsqu’elle avait déclaré en février 2008 au magazine VSD que les « sectes » étaient un « non problème ». Elle fut aussitôt clouée au pilori par les instigateurs de l’hystérie « anti-sectes » et par des médias avides de controverse. Pourtant Emmanuelle Mignon pouvait à juste titre se prévaloir des conclusions des hauts fonctionnaires appelés à témoigner devant la commission d’enquête parlementaire sur les « sectes » d’octobre 2006, présidée par Georges Fenech. Citons quelques témoignages :
– Direction centrale des RG : «
nous navons jamais affaire à 60 000 signalements, ni même à 30 000, mais tout au plus à quelques dizaines
»
– Direction générale de la Police nationale : « J’ai le sentiment que le phénomène [
] nest pas une forme de délinquance dune ampleur de nature à devoir générer trop dinquiétude. »
– Direction générale de la gendarmerie nationale : « Depuis 2004, trente-sept procédures seulement ont été diligentées par les unités de gendarmerie. »
– Ministère des Affaires Étrangères : « Dans ce vaste ensemble, je n’ai trouvé trace que de 2 cas présentant un lien avec le comportement sectaire. »
– Ministère de la Justice : « Nous nous sommes aperçus que [la problématique sectaire] était très marginale par rapport à l’ensemble des autres problèmes que notre direction est amenée à gérer. »
– Selon le Ministère de l’Education Nationale, sur 19 000 enfants ayant fait l’objet de signalements, ceux qui étaient en danger à cause de mouvements sectaires « il y en avait 8. »
– Ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Vie associative : « Statistiquement, depuis les trois dernières années, nous navons pas eu de cas où nous ayons pu démontrer une mise en danger délibérée des mineurs. »
Leurs témoignages factuels n’ont pas empêché le président de la commission, Georges Fenech, de continuer à affirmer dans les médias que 60 000 enfants étaient en danger.
Lutter contre les croyances
Sous couvert de lutte contre les « dérives sectaires », il s’agit en fait pour les instigateurs de l’hystérie, de lutter contre des croyances religieuses qui leur déplaisent.
On pense immédiatement au député apparenté communiste Jean-Pierre Brard, qui proposait la création d’un « délit d’appartenance sectaire » ou qui, lorsqu’il était maire de Montreuil, jugeait bon d’interrompre un service religieux pour vérifier le respect des conditions de sécurité, ce qui lui valut les foudres de la Fédération protestante de France.
On pense aussi aux préconisations de G. Fenech dans son rapport remis en septembre 2008 au Premier ministre, sur les « dispositifs judiciaires conçus pour lutter plus efficacement contre les dérives sectaires ».
Ses préjugés à l’égard des nouveaux mouvements religieux apparaissent dès lors qu’il les qualifie de « pseudo-philosophie ou pseudo religion » (p.11).
De plus, M. Fenech estime que tous les membres des minorités de pensée sont des victimes en faisant référence à un « mal endémique qui touche quelque 500 000 de nos concitoyens » (p.12). Cela montre qu’il combat avant tout certains mouvements plutôt que leurs prétendues « dérives sectaires ».
M. Fenech présume que chaque fidèle d’un nouveau mouvement religieux est un incapable, même s’il est majeur et sain desprit.
En effet, dans sa conception, les « adeptes » majeurs qui « ne se considèrent pas comme des victimes » sont donc des victimes qui s’ignorent ! Ils font partie du premier type de «victimes de dérives sectaires » c’est-à-dire « les adeptes qui nont pas encore conscience dêtre des victimes » parce « qu’ils sont sous emprise mentale, etc.» (p.42) Selon M. Fenech, l’individu qui adhère à un tel groupe est un « esclave heureux ».
Il préconise donc une mesure radicale qui consiste à saisir les « juge(s) des tutelles », non sans avoir d’abord sensibilisé ces magistrats afin qu’ils puissent « exercer (leurs) attributions » conformément à la volonté de la Miviludes (p.42).
A aucun moment dans la réflexion de M. Fenech, il n’est question de personnes ayant librement choisi une croyance et l’adhésion à une Eglise !
Cette conception de l’homme est en totale contradiction avec les fondements de notre droit positif qui repose sur la présomption qu’un individu majeur est sain d’esprit, ce qui a pour conséquence qu’il est libre de ses actes, dans la seule limite du respect des lois.
Tout comme MacCarthy n’apportait pas la preuve de la dangerosité des personnes qu’il montrait du doigt, les instigateurs de l’hystérie « anti-sectes » n’apportent pas la preuve de la dangerosité des mouvements qu’ils combattent.
Parce qu’il présume que tous les nouveaux mouvements religieux sont des « sectes » dangereuses, M. Fenech na pas jugé utile, dans son dernier rapport, de démontrer qu’il existe de véritables « dérives sectaires ».
Pour cette raison, il ne s’étonne pas qu’en plusieurs décennies de présence sur le territoire français», il n’existe qu’un infime nombre de décisions de justice concernant ces « mouvements sectaires ». La pauvreté jurisprudentielle est telle en la matière que M. Fenech n’a cité que deux décisions à l’appui de son raisonnement.
A cette quasi absence de condamnations prononcées à l’issue d’un procès contradictoire, M. Fenech apporte une explication simpliste : selon lui, il s’agit des « réponses insuffisantes apportées jusqu’alors par l’autorité judiciaire à la dénonciation des faits imputés à des organisations sectaires » (p.11) En clair, la justice a nécessairement été déficiente. En aucun cas on ne saurait envisager qu’il n’y ait tout simplement pas d’affaires.
Dès lors, il n’existerait qu’un seul remède : « susciter l’indispensable synergie entre l’autorité judiciaire et les différentes administrations susceptibles de connaître des phénomènes sectaires » (p.12) ; d’où la vaste panoplie de mesures aussi dangereuses que liberticides qu’il préconise.
Dénoncer le « contrôle de la pensée »
Joseph MacCarthy dénonçait le « contrôle total de la pensée » par les communistes.
De la même façon, la prétendue « sujétion psychologique » qui serait induite par les « sectes » n’est pas une question technique. Ce concept relève en effet plus de la propagande idéologique que de la matière scientifique.
Il trouve son origine dans la théorie du lavage de cerveau popularisée par le journaliste Edward Hunter, un spécialiste de la propagande employé secrètement par la CIA. Les livres de ce dernier affirmaient que durant la guerre de Corée, les communistes utilisaient des méthodes d’endoctrinement contre les prisonniers américains.
Plus tard, des scientifiques ont démontré que le soi-disant conditionnement mental des prisonniers américains se résumait au fait de les soumettre à des contraintes physiques sévères avec menaces de mort à l’appui en cas de non coopération. Le résultat apparent était que les prisonniers se conformaient aux exigences des communistes et paraissaient acquis à leur idéologie aussi longtemps qu’ils demeuraient sous le contrôle de leurs tortionnaires. Mais, une fois ces prisonniers libérés, leurs témoignages ont montré qu’ils navaient jamais été convertis au communisme.
Dans les années 1970, en dépit du fait que le prétendu lavage de cerveau des prisonniers américains navait jamais été prouvé de manière scientifique, le mouvement antisectes américain s’empara de cette théorie qui devint son idéologie centrale pour expliquer les conversions à des mouvements religieux tels que Hare Krisna, le moonisme, la Scientologie etc. Son principal partisan, la psychologue Margaret Singer en fit un véritable cheval de bataille en partant du principe qu’il était impossible d’expliquer la conversion de jeunes gens à de nouvelles religions autrement que par le lavage de cerveau qu’ils auraient subi.
En mars 1987, l’Association Américaine de Psychologie (APA) qui est la référence mondiale en la matière, rejeta formellement les théories de Mme Singer. Par la suite, plusieurs tribunaux rejetèrent les témoignages de Mme Singer, les qualifiant de « tentatives pour culpabiliser des pratiques religieuses ».
Après cela, il ne fut plus question dans les tribunaux américains de manipulation mentale, de lavage de cerveau, de sujétion psychologique, de coercition mentale, de viol psychique, de modification mentale et autres théories fondées sur des préjugés idéologiques plutôt que sur des bases scientifiques.
Cela n’empêcha cependant pas cette théorie fumeuse de s’inscrire dans la loi dite About-Picard sous la forme de « sujétion psychologique ». Ce concept flou que le législateur n’a pas défini en violation du principe de légalité, M. Fenech voudrait confier le soin de l’interpréter à des experts partisans, spécialement recrutés pour discréditer les nouveaux mouvements religieux, et dont les conclusions seront connues d’avance. Ces experts auraient pour unique mission de fournir une caution « scientifique » à la notion de « sujétion psychologique » en l’appliquant aux nouveaux mouvements religieux.
Rappelons qu’au moment du vote de la loi About-Picard de nombreuses personnalités ont protesté contre l’inscription dans la loi de ce concept flou. Par exemple François Terré, professeur de droit, membre de lInstitut, président de l’Association de philosophie du droit, a qualifié l’article 20 de la loi de « galimatias propre à alimenter des discussions sans fin » et a estimé que la nouvelle définition de la sujétion psychologique était « exactement pareille » à l’ancienne, et tout aussi « dangereuse ». Quant aux « techniques propres à altérer le jugement », il déclara : « Mais tout le monde sen sert de ces techniques, moi comme professeur, vous comme journaliste, la communication publicitaire, la télévision. Et tous les parents qui élèvent leurs enfants ! »
La création d’un corps d’experts partisans chargés d’appliquer une notion non scientifique comme la sujétion psychologique est une dérive qui menace sérieusement la liberté individuelle et le droit à être jugé équitablement.
Instaurer une justice d’exception
Puisque les magistrats sont fautifs d’avoir jusqu’ici très peu condamné, M. Fenech voudrait mieux les « sensibiliser ». Cela part du postulat pernicieux que tout comme les fidèles d’un nouveau mouvement religieux, les magistrats ont besoin d’assistance car ils seraient, sans elle, incapables d’exercer leur tâche. Pour y remédier, M. Fenech préconise la diffusion « aux magistrats du parquet pour attribution et aux magistrats du siège pour information » d’un « guide juridique de la lutte contre les dérives sectaires explicitant les quinze critères aujourd’hui parfaitement identifiés » (liste des critères du rapport « Les sectes en France » de 1996).
Il est étonnant que M. Fenech, ancien magistrat du siège, ne conçoive pas cette mesure comme une atteinte insupportable au principe d’indépendance de la magistrature, outre le fait qu’elle postule le manque de discernement intellectuel des juges dont on laisse croire qu’ils seraient incapables de tirer les conséquences judiciaires d’un rapport parlementaire dont toute la France a entendu parler.
Il faut dire qu’en la matière, ils se sont montrés particulièrement récalcitrants puisque l’ensemble de la jurisprudence, tant judiciaire quadministrative, a jugé que ce rapport parlementaire était dénué de toute valeur juridique et qu’il ne pouvait servir de fondement à aucune action pénale ou décision administrative. (Cf. TA Rennes, 21/02/2002, n°02507 ; TA Caen, 2/10/2007, n°0500913 ; TA Poitiers, 13/06/2002, n°033040).
De plus, M. Fenech souhaite créer une sorte de tribunaux d’exception entièrement spécialisés, comme pour la lutte antiterroriste. Il oublie cependant que, si un terroriste est de toute évidence un criminel, quelqu’un qui fait partie dun groupe en raison de ses convictions religieuses ne devrait pas être présumé délinquant (p.22)
M. Fenech renforce cette violation des droits fondamentaux en préconisant aussi des sessions de formations des magistrats du siège à la lutte contre les « sectes ». Lors de sa 58ème session, le Comité des Droits de l’Homme, dans ses observations finales contre l’Allemagne faites en application de l’article 40 du Pacte de 1966 sur les droits civils, civiques et politiques, a formellement condamné ces formations :
« Il (le comité) recommande à l’Etat partie de mettre un terme aux séances de « sensibilisation » des juges contre les pratiques de certaines sectes particulières » (CCPR/C/79/Add.73, 18/11/1996).
Lutter contre toute forme de prosélytisme
Tout comme MacCarthy était obsédé par l’infiltration des « rouges » dans tous les rouages de la société, les instigateurs de l’hystérie anti-sectes sont obsédés par le prosélytisme et « l’infiltration ».
La sénatrice Dinah Derycke, répondant aux critiques américaines sur la loi About Picard « pour renforcer la prévention et la répression des groupes sectaires » s’était indignée lors du débat au Sénat le 16 décembre 1999 contre « le Département d’Etat américain, qui compte dans ses rangs des adeptes de la Scientologie ». Dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, le député Philippe Vuilque a prétendu : « on sait que la haute administration américaine est en partie vérolée par la Scientologie ». Pour expliquer les critiques de la Fédération Internationale d’Helsinki (IHF) basée à Vienne, A. Vivien, alors président de la MILS (mission interministérielle de lutte contre les sectes), avait suggéré que cette organisation respectée des droits de l’homme était « tombée entre les mains » d’une secte. Aaron Rhodes, directeur de l’IHF, lui avait répondu : « Je suis embarrassé pour vous et pour vos concitoyens français par le recours que vous faites à des méthodes de dénonciation et d’insinuation qui nous rappellent celles dont nous faisons parfois l’objet de la part de régimes totalitaires et rétrogrades. »
En 2001, Alain Vivien, écrivait dans le rapport annuel de la MILS, en réaction aux rapports annuels sur les Droits de l’Homme du Département d’Etat américain critiquant l’intolérance religieuse en France : « Il n’est sans doute pas excessif de penser que, parmi les rédacteurs de ce patchwork baptisé rapport, figurent quelques adeptes infiltrés. »
En plein Maccarthysme, les services secrets américains et le FBI étaient mobilisés pour surveiller toutes sortes de personnalités, soupçonnées d’activités subversives ou de contacts avec des individus subversifs.
De la même manière, tout au long du rapport de M. Fenech, on relève un désir obsessionnel de contrôle et de surveillance des mouvements minoritaires. Ainsi, au nom de la «vigilance » (p.11), M. Fenech n’hésite pas à recommander d’accroître la « surveillance de l’activité sectaire sur Internet » par les services de renseignement de l’armée (p.23-24) !
Dans le même ordre d’idée, la surveillance des « sites en trompe oeil qui se présentent sous forme de plate-forme universitaires ou de recherches qui dénoncent des prétendues atteintes aux libertés », relève de l’entrave discriminatoire à la liberté d’expression. On n’applique en effet pas le même régime aux associations antisectes qui passent leur temps à discréditer ces mouvements religieux, une telle politique souhaitant manifestement favoriser cette propagande antireligieuse et bannir toute opinion contraire, même celle des universitaires.
Les instigateurs de l’hystérie anti-sectes nhésitent pas à dénoncer publiquement ceux qu’ils soupçonnent de sympathie « pro-sectes », tout comme MacCarthy dénonçait publiquement ceux qu’il soupçonnait de liens avec les « rouges ». Le député J.P. Brard, bien connu pour son militantisme à l’encontre des minorités de conviction, est allé jusqu’à mettre récemment en cause une membre du Conseil constitutionnel. Celle-ci, rapporteure du dossier électoral de Georges Fenech, procédure qui a abouti à l’invalidation de son élection et à son inéligibilité, sest vu accusée d’avoir subi l’influence des convictions de son mari. Celui-ci, avocat, est en effet défenseur des Témoins de Jéohovah. J.P. Brard a ensuite dénoncé un autre ex-membre du Conseil constitutionnel, l’éminent professeur de droit Jacques Robert.
Le président de l’Assemblée nationale, Bernard Accoyer, a réagi avec fermeté à la tribune : « Je tenais à dire que je d’ésapprouve profondément les propos qui ont été tenus », même s’ils « sont évidemment couverts par l’immunité prévue par l’article 26 de la Constitution ». « Pour autant, il ne me semble pas admissible d’abuser de cette immunité. Celle-ci est destinée à garantir la liberté de parole (…) et non à tenir des propos contre lesquels les victimes ne peuvent faire valoir leurs droits », a-t-il ajouté.
Le rapport Fenech et les propositions des instigateurs de l’hystérie anti-sectes, s’ils étaient mis à exécution, feraient de la France un des Etats les plus liberticides de la planète en matière religieuse, et la placeraient de facto au même rang que les pays totalitaires qui piétinent les droits fondamentaux. Rappelons que dans ces pays, un mouvement religieux qui ne plaît pas aux autorités est toujours qualifié de « secte » par ces dernières. Ainsi l’Iran a salué la loi française About-Picard et a affirmé s’inspirer de ses principes dans sa lutte contre les Bahais. La Chine a fait de même avec le mouvement Falun Gong.
Mais MM. Fenech, Brard et consorts devraient méditer l’histoire récente. Le sénateur MacCarthy a fini par tomber en disgrâce lorsqu’il a pris pour cible un général très populaire, le général Marshall. Le sénateur fut finalement condamné par le Sénat américain. MM. Brard, Fenech et consorts pourraient eux aussi connaître un tel sort. Le Maccarthysme avait érodé les libertés aux Etats-Unis. Sous prétexte de protéger la nation d’infiltration communiste, les agents fédéraux avaient attaqué des droits individuels et accru le pouvoir de l’Etat dans les studios de cinéma, les universités, les syndicats et beaucoup d’autres institutions indépendantes.
Nous faisons face à un danger semblable en France. L’hystérie générée autour du « problème des sectes » est utilisée pour faire adopter des lois d’exception restreignant la liberté de conscience et justifier une législation spécifique limitant les libertés dans les domaines de l’éducation, de la santé et même de la justice.
Il y avait toutefois une différence entre « la peur des rouges » et « la peur des sectes ». McCarthy pouvait définir le mot « communiste ». Les inquisiteurs « antisectes » d’aujourd’hui refusent de définir ce qu’est une « secte », ce qui ouvre grand la porte à tous les abus. La députée Catherine Picard, co-auteure de la loi About-Picard, n’a pas perdu de temps en déclarant après le vote de la loi le 30 mai 2001 qu’elle s’appliquait à tous les groupes, « spirituels, ethnologiques (ou] philosophiques ». Elle a clairement exposé son objectif lors dune interview sur CBN News, en proclamant que le prosélytisme, une liberté fondamentale garantie par la Convention européenne des droits de l’homme, était illégal : « Le prosélytisme n’est pas autorisé par le gouvernement français. Quand des groupes religieux parlent de leur droit de convertir l’administration locale peut autoriser de telles activités, mais en réalité de telles pratiques sont illégales ».
Quelle sera la prochaine cible ?
Allons-nous enfin apprendre les leçons de l’Histoire ?
L’institut américain Gallup vient de publier les résultats dune enquête portant sur 143 pays concernant l’importance de la religion.
La France figure dans les 10 pays les moins religieux au monde.
Seul un Français sur quatre estime que la religion tient « une place importante dans (sa) vie quotidienne ». En moyenne dans le monde, 8 personnes sur 10 répondent positivement à la question.
Voici ce qu’écrit l’humaniste Ron Hubbard dans un essai intitulé « L’influence de la religion dans la société » :
« Quand la religion n’a pas d’influence dans une société ou a cessé d’en avoir, l’Etat hérite de tout le fardeau de la moralité publique, du crime et de l’intolérance. Il doit alors avoir recours à la punition et à la police. Toutefois, ses efforts sont vains, car si la moralité, l’intégrité et le respect de soi ne sont pas déjà inhérents à l’individu, essayer de les imposer ne mènera pas à grand chose. Seules une conscience spirituelle et une imprégnation de la valeur spirituelle de ces attributs peuvent donner lieu à leur développement. Il faut qu’il y ait davantage de raison, de motivation émotionnelle à être moral, etc. que de menaces de discipline humaine. »
Il est indéniable qu’on assiste en France à une augmentation des incivilités, des agressions avec violence, des manifestations d’intolérance.
La religion donne des raisons d’espérer. Sans ces raisons, la vie peut être très difficile à supporter. La France est un des pays au monde qui consomme le plus d’antidépresseurs. Peut-être faut-il voir un lien de cause à effet entre cette perte d’influence de la religion et cette surconsommation de psychotropes.
Google vient de publier son étude des tendances 2008 sur les sujets les plus fréquemment recherchés sur son moteur de recherche. L’étude s’intitule « 2008 Year-End Zeitgeist ». Selon Google, « Zeitgeist » signifie « l’esprit du temps » et Google s’efforce de capturer cet esprit en explorant « les nouveaux et excitants termes de recherche de l’année ».
Sur Google.com aux Etats-Unis, « Qu’est-ce que la Scientologie ? » arrive en 6ème place dans la série des recherches sous forme de question « Qu’est-ce que ? », après 1) Qu’est-ce que l’amour ? 2) Qu’est-ce que la vie ? 3) Qu’est-ce que Java ? 4) Qu’est-ce que SAP ? 5) Qu’est-ce que RSS ?
« Ce résultat montre encore une fois l’intérêt croissant du public pour la Scientologie », a annoncé Danièle Gounord, porte-parole des églises de Scientologie en France. « C’est pourquoi nous mettons en ligne le maximum d’informations nous concernant, afin que les gens trouvent une réponse aux questions qu’ils se posent et se fassent librement leur opinion, en particulier sur le site www.scientologie.fr ».
La religion de Scientologie a été fondée par Ron Hubbard. La première église a été établie aux Etats-Unis en 1954. Depuis lors, la Scientologie s’est développée et compte plus de 7500 églises, missions et groupes et plus de 10 millions de membres dans 164 pays.
Note : Java est un langage informatique. SAP est un ensemble de logiciels pour les entreprises. RSS est un format déchanges de données pour internet.
Le journal dominical allemand Welt am Sonntag vient de publier les propos encourageants d’un haut responsable sur le statut de l’Eglise de Scientologie.
Selon une dépêche AFP du 15 novembre, Jörg Schönbohm, ministre de l’Intérieur de l’Etat du Brandebourg et actuel président de la commission des ministres de l’Intérieur (IMK) a déclaré au journal :
« Nous sommes arrivés à la conclusion qu’une interdiction n’est pas appropriée »[ ] « Nous vivons dans un système de libertés démocratiques dans lequel la liberté d’opinion constitue un point important »
, a-t-il affirmé.
Et d’ajouter :
« Quiconque croit sérieusement que nous sommes menacés par 5 000 scientologues est, à mon avis, un poltron ».
L’IMK avait demandé l’an dernier à l’Office chargé de la protection de la constitution (le service chargé du renseignement intérieur) d’effectuer une enquête pour déterminer si l’Eglise de Scientologie constituait un danger pour la démocratie allemande.
L’Office a remis à l’IMK fin septembre un rapport de 46 pages.
Les protecteurs de la Constitution évoquent dans ce rapport une « image de la situation pleine de lacunes » véhiculée par les détracteurs de la Scientologie et mettent en garde contre une « perte de réputation pour les organismes gouvernementaux concernés » si une procédure était engagée contre la Scientologie.
D’après leur enquête, ni les statuts ni les autres prises de position de la Scientologie « ne permettent de conclure que l’association poursuit des buts répréhensibles ».
La Fondation du Chemin du Bonheur, qui promeut un code moral laïc fondé sur le bon sens, rédigé par Ron Hubbard, diffuse un clip vidéo pour expliquer le précepte 18 de ce code : « Respectez les croyances religieuses d’autrui ».
Le CFSD, qui lutte contre toute forme de discrimination religieuse, s’associe pleinement à cette campagne en faveur de la tolérance religieuse.
Anonymous est le nom collectif que se donnent des individus peu recommandables qui se livrent à des attaques illégales contre des sites ou des adresses internet. Nous publions ci-après le communiqué de presse que l’Eglise de Scientologie internationale vient de diffuser.
« Le Département américain de la Justice a annoncé la mise en examen de Dmitriy Guzner, du New Jersey, membre du groupe de cyber-terroristes connu sous le nom d’Anonymous.
Vendredi 17 octobre, le Département américain de la Justice a annoncé la mise en examen de Dmitriy Guzner, membre du groupe de cyber-terroristes connu sous le nom d’Anonymous, en liaison avec les tentatives de destruction en janvier 2008 de sites Internet de l’Eglise de Scientologie. Guzner a déjà décidé de plaider coupable des charges qui pèsent sur lui et qui pourraient lui valoir jusqu’à 10 ans d’emprisonnement. (1)
Guzner a reconnu avoir agi pour le compte d’Anonymous, un groupe d’incitation à la haine agissant sur Internet, dont les membres ont entrepris au cours de ces dernières années de nombreuses actions illégales, incluant menaces de mort, menaces d’attentats à la bombe, agressions, harcèlement délictueux, actes de vandalisme, attaques de sites web, piratage informatique et crimes de haine. (suite…)

Nous publions ci-après le communiqué de presse envoyé par l’Eglise de Scientologie, suite à une décision judiciaire favorable à l’Eglise de Scientologie.
« Par une décision du 12 septembre 2008, un juge d’Angers a déclaré « illégal » un arrêté du plus haut Magistrat de la ville qui voulait restreindre la liberté d’expression des scientologues.
Par cet arrêté du 29 octobre 2007, Jean-Claude Antonini voulait interdire la « diffusion de toute information, écrite ou orale ayant pour origine directe ou indirecte l’Eglise de Scientologie ».
Le juge a considéré que « l’arrêté du 29 octobre 2007 apparaît comme étant une atteinte à la liberté de la presse, la liberté d’expression, à la liberté de libres propos et de commerce notamment » et c’est à ce titre qu’il a déclaré illégal l’arrêté litigieux.
Dans la décision il est également observé que le Maire ne peut se substituer aux Angevins « auxquels doit être laissé la libre appréciation de ce qui est bon ou mauvais pour eux », et que « le maire de la ville d’Angers se retranche derrière des considérations générales qui lui sont personnelles ».
Le juge a donc stigmatisé la propension du Maire à vouloir censurer les Angevins et les empêcher de penser par eux-mêmes ainsi que le combat tout à fait personnel mené par M. Antonini, dont l’avocat avait déjà déclaré :
Le Maire a moralement raison même s’il sait que juridiquement il a tort.
Jean-Claude Antonini avait déjà été sanctionné en 2007 par le Tribunal administratif de Nantes, dans une affaire similaire portant atteinte à la liberté des scientologues.
La justice a mis fin à ses dérives car, contrairement à ce que pense le Maire d’Angers, la fin ne justifie pas les moyens. »
Georges Fenech cherchait un point de chute depuis l »invalidation par le Conseil constitutionnel de son élection à la députation.
Il la obtenu. Sa nomination à la présidence de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires est un mauvais signe donné aux partisans d’une stricte neutralité de l’Etat en matière religieuse.
Car Georges Fenech est avant tout un militant qui lutte contre des mouvements religieux qui ne lui plaisent pas.
Lorsqu’il présidait la dernière commission d’enquête sur les « sectes », les hauts fonctionnaires appelés à témoigner avaient beau répéter qu’ils avaient moins de dix dossiers litigieux, G. Fenech continuait à répandre dans les médias les chiffres les plus farfelus et les plus alarmistes, parlant de centaines de milliers d’enfants en danger.
Sa partialité en la matière est patente et très inquiétante pour le poste qu’il occupe désormais.
Nous publions ci-dessous le communiqué de presse de l’Eglise de Scientologie.
24 Septembre 2008
Dans ses recommandations relatives à la tolérance religieuse dans une société démocratique, le Conseil de l’Europe préconise depuis des années à la France de se doter d’un observatoire impartial pour étudier l’évolution des religions. Le rôle dun tel observatoire étant de recueillir sur les nouvelles religions des statistiques fiables, d’encourager les travaux scientifiques, d’informer avec impartialité les pouvoirs publics et la presse, de conseiller les parents ou les anciens fidèles, de servir d’instance de médiation en cas de conflit.
L’Union européenne compte une dizaine d’observatoires de ce type, tous indépendants, financièrement et statutairement, des Eglises qu’ils étudient. La France ne dispose toujours pas d’observatoire. La Miviludes n’est pas un observatoire. C’est un outil politique qui non seulement interfère dans le processus judiciaire mais en outre fait régner un climat de confusion et de discrimination fondé sur la méconnaissance volontaire du terrain.
Or, en matière de liberté fondamentale comme celle de religion, il est impossible de stigmatiser une religion sur le fondement du principe de vigilance. Cela viole le principe de neutralité et d’impartialité de l’Etat. En effet, seul un trouble public avéré permet à l’Etat d’intervenir, et encore ne peut-il que contrer ce trouble spécifique. Il n’est pas dans son droit de lutter, de manière générale, contre un mouvement religieux afin d’empêcher son développement.
L’Etat français n’a de cesse de rappeler qu’il respecte l’article 10 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen disposant que nul ne doit être inquiété pour ses opinions, mêmes religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la loi. Il en résulte que les membres de minorités religieuses comme les Témoins de Jéhovah ou ceux de l’Eglise de Scientologie jouissent comme tout citoyen des droits garantis par ce texte. Tout scientologue sait qu’il n’en est rien.
La nomination de M. Georges Fenech à la tête de la Miviludes ne fera que renforcer chaque jour un peu plus l’arsenal répressif vis-à-vis des minorités de conviction et place encore davantage la France en dehors de l’Europe occidentale, laquelle traite cette question de façon beaucoup plus pragmatique et sociétale. Pour s’en convaincre, il suffit de lire les préconisations du futur président de la Miviludes présentées dans son rapport remis au Premier ministre.
Après l’accueil réservé au Dalaï-lama en tant que chef spirituel du Bouddhisme tibétain et celui réservé au Pape Benoît XVI, tant par les pouvoirs publics que par la population, après avoir écouté les récents discours du Chef de l’Etat sur la laïcité positive, nous espérions que le pluralisme religieux était enfin accepté et intégré par nos institutions. Manifestement il n’en est rien. Quand bien même l’Eglise de Scientologie est reconnue comme religion à part entière par le Conseil de l’Europe et par de nombreux pays à travers le monde, nos 100 000 paroissiens résidant sur le territoire français devront encore subir toute forme de discrimination étatique au quotidien s’ils font le choix d’affirmer leur foi.
Les spécialistes et défenseurs de la liberté de conscience proposent depuis longtemps de sortir la France de l’impasse dans laquelle le pays s’est engagé en prenant la mesure de la réalité du pluralisme religieux et en créant un véritable observatoire indépendant.
Combien de temps encore le gouvernement fera-t-il la sourde oreille ?
La carte ci-jointe montre les pays où l’Eglise de Scientologie jouit d’un statut de religion, ceux où elle jouit d’un simple statut d’association à but non lucratif et les très rares pays où elle est encore considérée comme « secte » dans des rapports officiels.
Ces pays sont la France, l’Allemagne et la Belgique, pays dont on ne peut dire qu’ils ont une longue tradition de tolérance religieuse.
Contrairement à ce que peuvent affirmer une poignée de détracteurs, il y a bien plus de régimes démocratiques qui reconnaissent la nature religieuse de la Scientologie et qui acceptent ses activités que de régimes qui lui refusent ce statut.
Nous ne doutons pas que la France finira par reconnaître le bien fondé des activités des scientologues.
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